Le président du groupe Dangote, Alhaji Aliko Dangote, explique que les taxes élevées et les lourdeurs réglementaires au Nigéria sont responsables du coût plus élevé du ciment Dangote produit par son entreprise au Nigéria que dans d’autres pays africains.
L’industriel milliardaire nigérian a justifié l’écart de prix entre le ciment exporté par son entreprise et le prix du ciment Dangote vendu au Nigéria par le fait que l’exportation permet à son entreprise d’éviter les diverses taxes qui augmenteraient considérablement les coûts de production au Nigeria.
« Si vous regardez ma facture, le ciment que j’exporte est moins cher que celui que je vends sur le marché intérieur, car c’est le principe même de l’exportation. A l’export, je réalise d’importantes économies. Je ne paie pas 30% d’impôt sur le revenu, ni 2% de taxe d’éducation, ni 1% de taxe de santé, ni 7,5% de TVA, ni 10% de retenue à la source», a-t-il déclaré.
Selon lui, l’élimination de ces coûts permet au ciment nigérian d’être compétitif sur les marchés mondiaux face aux producteurs turcs, russes et chinois. « Ainsi, en réduisant toutes ces taxes, je pourrai me permettre d’aller concurrencer sur le marché international, notamment la Turquie, la Russie et la Chine », a-t-il ajouté.
Il a insisté sur la nécessité d’une production locale pour atteindre l’autosuffisance économique.
L’article du journal Vanguard, paru mardi, souligne que de nombreux observateurs s’interrogent encore sur les raisons pour lesquelles les produits de Dangote sont généralement moins chers à l’étranger qu’au Nigéria. Ils pointent du doigt le système fiscal nigérian, qui rend l’exportation de produits locaux plus avantageuse que leur vente au Nigéria, révélant ainsi des failles structurelles plus profondes au sein de l’économie nigériane.
GIK/fss/Sf/APA







