Le Maroc consolide son statut de destination mondiale de premier plan, avec une fréquentation touristique en forte progression et des indicateurs financiers au vert.
La ministre du Tourisme, Fatim-Zahra Ammor, a souligné que le royaume attire désormais des voyageurs qui planifient leur séjour plus en amont, signe d’une destination « soigneusement choisie ». Selon elle, 33 % des visiteurs réservent entre deux semaines et un mois avant leur départ, contre 21 % en 2019, tandis que la durée moyenne de séjour avoisine sept jours.
À fin juillet, les recettes touristiques ont bondi de 13 %, atteignant environ 6,2 milliards d’euros, reflétant la vigueur du secteur. Dans le même temps, le tourisme intérieur a progressé de 8 %, tandis que les voyages des Marocains à l’étranger ont chuté de 25 % par rapport à 2024, illustrant une préférence accrue pour les vacances dans le pays.
Le ministère du Tourisme a annoncé que le Maroc avait accueilli 13,5 millions de touristes à fin août, soit une hausse de 15 % en glissement annuel. Sur les seuls mois de juillet et août, un record de 4,6 millions de visiteurs a été enregistré, dont trois millions de Marocains résidant à l’étranger, en progression de 13 %. « Cette performance reflète à la fois l’attachement profond des MRE et la capacité du Maroc à séduire un public international », précise le communiqué du ministère.
Hamid Bentahar, président de la Confédération nationale du tourisme (CNT), a salué une saison estivale « très positive », tout en appelant à renforcer la synergie entre acteurs publics et privés afin de consolider cette dynamique.
Ces résultats s’inscrivent dans la stratégie touristique 2023-2026, centrée sur l’amélioration de la connectivité aérienne et le développement d’une offre diversifiée. Alors que la croissance mondiale du tourisme ne devrait pas dépasser 5 % en 2025 selon l’Organisation mondiale du tourisme, le Maroc ambitionne d’atteindre 26 millions de visiteurs à l’horizon 2030, après avoir établi un record de 17,4 millions d’arrivées l’an dernier.
Selon les données disponibles, le royaume a d’ores et déjà dépassé l’Égypte en termes de flux touristiques, confirmant son rôle moteur sur la carte du tourisme régional et international.
MK/Sf/APA







