Le prix moyen du kilogramme de viande avec os a augmenté de 9,1 % au Mali depuis fin avril, atteignant jusqu’à 4 500 francs CFA à Bamako, une évolution qui pousse les autorités et les professionnels de la filière à rechercher des solutions pour stabiliser l’approvisionnement des marchés.
Réunis lundi à Bamako, les acteurs de la filière bétail-viande et plusieurs départements ministériels maliens ont examiné les facteurs à l’origine de la hausse des prix de la viande atteignant 4 500 le kilogramme, et les mesures susceptibles d’améliorer l’offre sur les marchés.
Selon les données du ministère de l’Industrie et du Commerce, le prix moyen national du kilogramme de viande avec os est passé de 3 211 francs CFA fin avril à 3 502 francs entre le 28 septembre et le 4 octobre, soit une hausse de 291 francs CFA.
À Bamako, la progression est plus marquée. Le kilogramme se négocie désormais entre 4 300 et 4 500 francs CFA, contre 3 800 à 4 000 francs en avril. La viande sans os atteint, pour sa part, environ 5 000 francs CFA le kilogramme.
Cette hausse intervient dans un contexte général de pression sur les prix alimentaires. En août, les viandes fraîches, réfrigérées ou congelées avaient progressé de 1,5 % sur un mois, tandis que les prix de l’alimentation et des boissons non alcoolisées affichaient une hausse annuelle de 5,7 %, selon l’Institut national de la statistique.
La filière est confrontée à plusieurs contraintes, notamment l’augmentation des coûts de production et de transport, l’insécurité sur certains axes d’acheminement, ainsi que la fermeture ou le déplacement de marchés à bétail. Les professionnels évoquent également les exportations vers les pays voisins parmi les facteurs susceptibles de peser sur l’offre locale.
Une première concertation tenue en avril avait débouché sur plusieurs pistes, dont la réouverture et la sécurisation de marchés à bétail dans les zones de production, l’encadrement des exportations et l’amélioration de l’alimentation animale.
Le gouvernement a également engagé une stratégie de stabilisation et de sécurisation du cheptel, dotée d’environ 8 milliards de francs CFA sur cinq ans. Deux périmètres pastoraux doivent notamment être aménagés en 2026 dans les régions de Sikasso et de Koutiala.
Pour tenter de contenir la pression sur les prix, le ministère du Commerce prévoit désormais des concertations hebdomadaires avec les acteurs de la filière.
Aucun prix cible ni calendrier de baisse n’a toutefois été annoncé à l’issue de la réunion.
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