Le gouvernement nigérian a réaffirmé son refus de rétablir les subventions sur les carburants ou d’imposer un contrôle des prix, malgré la flambée des prix du pétrole sur le marché international liée aux tensions entre les États-Unis et l’Iran.
Lors d’échanges avec des investisseurs internationaux à Paris, le ministre nigérian des Finances chargé de la coordination de l’économie, Taiwo Oyedele, a présenté les orientations économiques du pays et défendu la poursuite des réformes engagées.
Selon lui, le Nigéria continuera de privilégier une économie fondée sur les mécanismes du marché. Il a insisté sur le caractère définitif de la suppression des subventions, estimant qu’elles perturbent le fonctionnement normal de l’économie.
« Nous ne rétablirons pas les subventions sur les carburants, car elles provoquent des distorsions économiques. De même, nous n’instaurerons pas de contrôle des prix, car nous faisons confiance au marché », a-t-il déclaré, d’après un communiqué officiel.
Pour mémoire, le président Bola Tinubu avait annoncé, dès son arrivée au pouvoir en 2023, la suppression des subventions sur l’essence. Cette décision avait entraîné une forte hausse du prix du carburant, passé d’environ 200 nairas à près de 1 300 nairas le litre en 2026.
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