Le Burkina Faso suscite un intérêt croissant auprès d’investisseurs italiens, à la suite d’une audience accordée mardi à Ouagadougou par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, à une délégation conduite par l’ambassadrice du Burkina Faso en Italie, Cyrille Ganou/Badolo.
En visite dans la capitale burkinabée, des investisseurs italiens ont exprimé leur intention de s’impliquer dans des projets structurants, mettant en avant un environnement qu’ils jugent propice aux investissements et riche en opportunités.
Les discussions ont également permis de souligner les performances macroéconomiques du pays, en dépit d’un contexte régional marqué par des défis sécuritaires. D’après les autorités, le Burkina Faso a enregistré une croissance de 6,5 % en 2025, avec une inflation maîtrisée à -0,5 % et une balance commerciale excédentaire proche de 2 000 milliards de francs CFA. La pression fiscale, estimée à 19 %, reste conforme aux normes de l’UEMOA.
Les investisseurs ont par ailleurs salué l’attractivité du climat des affaires, soutenu par un code des investissements incitatif et le Plan Relance 2026-2030, qui définit les priorités économiques du pays. Ils ont aussi mis en avant la position géographique stratégique du Burkina Faso et son accès à un vaste marché régional, des atouts qui pourraient en faire un hub logistique.
Autre élément apprécié : la rapidité des procédures administratives, jugées compétitives par rapport à certaines pratiques observées en Europe.
Les projets envisagés couvrent plusieurs domaines, notamment les énergies renouvelables, la formation professionnelle — avec la création d’une école de bijouterie —, la production de drones et la logistique aéroportuaire.
Le ministre Nacanabo a invité les investisseurs à soumettre des notes conceptuelles détaillées par voie diplomatique afin d’assurer un suivi efficace. Il a également insisté sur la nécessité de favoriser le transfert de compétences, notamment en mobilisant la diaspora burkinabè en Italie.
Ces échanges témoignent d’une volonté partagée de renforcer la coopération économique entre Ouagadougou et Rome, dans une logique de partenariats durables et mutuellement avantageux.
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