Après le clôture de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2026), Rabat tient à refermer la séquence sur une note de fraternité interafricaine, soulignant que cette « réussite marocaine est aussi une réussite africaine ».
Après un mois de football intense et de ferveur populaire, les autorités marocaines ont insisté sur la dimension continentale de l’événement. Le tournoi a été un succès : plus de 1,34 million de spectateurs ont assisté aux 52 rencontres, un record continental avec près de 26 000 personnes par match en moyenne.
La Confédération africaine de football (CAF) a fait état d’une hausse de plus de 90% des revenus commerciaux, portée par des droits télévisés accrus et des sponsors élargis. Au-delà des stades, l’événement a redessiné les rythmes urbains dans les six villes hôtes, avec des cafés et des places publiques investis par les supporters.
L’organisation, elle, a été scrutée dans ses moindres détails. Stades rénovés ou livrés à temps, dessertes ferroviaires renforcées, aéroports modernisés, fan-zones encadrées, sécurité omniprésente, des markers ayant concouru à la réussite de ce rendez-vous continental.
Un test logistique réussi avant 2030
La CAN 2026 a été plus qu’un tournoi. Un test logistique et un galop d’essai à grande échelle avant un autre rendez-vous autrement plus exigeant : la Coupe du monde 2030. Reste à savoir si l’élan observé durant ce mois de football saura se prolonger, au-delà des stades, dans la durée.
L’organisation de la CAN 2026 a été méticuleusement scrutée. Plus de 120 projets d’infrastructures, stades rénovés, aéroports modernisés, dessertes ferroviaires renforcées, ont été menés pour l’occasion.
L’afflux de 600 000 à 1 million de visiteurs internationaux s’est déroulé sans incident structurel majeur, générant des retombées touristiques estimées à plus de 12 milliards de dirhams. « On avait l’impression que le pays vivait au même tempo », confie un commerçant du centre de Rabat, habitué à fermer plus tard les jours de match.
Le Maroc, qui investit dans son écosystème footballistique depuis 15 ans (Académies Mohammed VI, football féminin, futsal, arbitrage), a ainsi pu démontrer son savoir-faire. Cette CAN a servi de « galop d’essai à grande échelle » avant un défi encore plus grand : la Coupe du monde 2030, que le royaume coorganisera.
La CAN, un événement panafricain
À Rabat, Tanger, Marrakech ou Casablanca, les soirs de match ont redessiné les rythmes urbains. Cafés pleins à craquer, écrans improvisés sur les places, drapeaux mêlés aux flux de circulation. Le football a occupé l’espace public, parfois jusqu’à saturation.
Malgré quelques incidents regrettables en finale, le message de clôture de Rabat a insisté sur une lecture plus large. « Le Maroc reste fier d’avoir offert, sur sa terre, un mois de joie populaire et d’émotions sportives, et d’avoir contribué au rayonnement de l’Afrique et de son football », ont affirmé les autorités.
Cet épisode a rappelé combien ces grands rendez-vous charrient aussi des émotions difficiles à contenir. « La CAN, c’est l’Afrique dans toute son intensité », glisse un observateur du football continental.
Un communiqué officiel a souligné l’engagement du royaume en faveur d’une « Afrique unie et prospère » et le partage de son expérience. Derrière ces formules, se cache un message clair : la CAN est un événement africain avant d’être national, et s’inscrit dans une trajectoire continentale.
AP/Sf/APA







