L’Inspection du travail a transmis près de 500 procès-verbaux à la justice pour des infractions relevées dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, révélant l’ampleur des violations des droits des ouvriers en Algérie.
Les infractions au droit du travail relevées en Algérie vont de l’absence de contrats à la non-déclaration à la sécurité sociale, en passant par des manquements graves aux normes de sécurité sur les chantiers. Des chefs d’ateliers et patrons d’entreprises sont directement visés. Les syndicats locaux dénoncent une « banalisation » de ces pratiques, qui fragilisent les travailleurs et dégradent la qualité des ouvrages.
Le recours massif à la sous-traitance en cascade, souvent informelle, complique le contrôle et dilue les responsabilités. Les autorités judiciaires affirment vouloir sanctionner sévèrement, mais les ONG rappellent que les condamnations effectives restent rares et que la prévention est quasi absente.
Ce dossier met en lumière un problème structurel : un marché du travail largement informel, une inspection du travail sous-dotée et un pouvoir politique plus prompt à annoncer des projets d’infrastructures qu’à garantir des conditions de travail dignes. Une réalité qui ternit l’image du secteur du BTPH, pourtant présenté comme moteur de croissance et d’emploi.
MK/Sf/APA







