En clôture des Journées internationales du caoutchouc naturel, le site agro-industriel de Bongo, situé dans le département d’Alépé (Sud ivoirien), a ouvert ses portes ce samedi 7 novembre 2026, à une importante délégation de donneurs d’ordres nationaux et internationaux.
Menée par l’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire (APROMAC) à l’occasion de la célébration de son cinquantenaire, cette visite immersive visait à projeter la puissance technologique et la conformité de la filière ivoirienne face aux exigences du marché global.
Une vitrine pour la RCI, premier producteur africain d’hévéa
Sous la conduite du Président du conseil d’administration de l’APROMAC, Charles-Emmanuel Yacé, la délégation, composée de leaders industriels venus d’Asie, d’Europe et d’Amérique, a parcouru l’intégralité de la chaîne de valeur.
Des pépinières de pointe aux plantations d’hévéas, jusqu’aux infrastructures de transformation lourde, les visiteurs ont mesuré l’expertise de la Société africaine de plantations d’hévéa (SAPH). Cette visite stratégique intervient alors que la Côte d’Ivoire s’est solidement hissée au rang de deuxième producteur mondial et premier producteur africain de caoutchouc naturel.
Forte de près de 70 ans d’histoire, la SAPH, qualifiée de « maman de tous les planteurs » par son directeur général Thierry Serres, a mis en avant son pôle de recherche-développement et ses standards de production internationaux.
L’usine de Bongo affiche une capacité de traitement supérieure à 60 000 tonnes de caoutchouc par an, produisant différents grades destinés aux géants mondiaux du pneumatique tels que Michelin, Bridgestone, Continental et Goodyear. Cette production, issue aussi bien des plantations de la SAPH que des exploitations privées et villageoises, bénéficie d’un système de traçabilité rigoureux aligné sur les exigences du marché international.
Traçabilité et transition énergétique au cœur des exigences mondiales
Pour séduire les géants mondiaux du pneumatique tels que Michelin, Bridgestone, Continental et Goodyear, la SAPH mise notamment sur l’argument compétitif d’une traçabilité totale grâce à un système rigoureux de suivi des flux qui garantit l’origine et la durabilité de son caoutchouc tout en répondant précisément aux nouvelles réglementations internationales.
Pour le directeur général de la SAPH, Thierry Serres, cette visite immersive représentait une occasion privilégiée de mettre en relief l’excellence de l’expertise ivoirienne en matière de transformation industrielle de l’hévéa, en parfaite conformité avec les exigences réglementaires mondiales.
Autre innovation majeure présentée aux visiteurs : une ferme solaire d’une capacité de 2 MW, installée depuis environ 18 mois, qui contribue activement à l’alimentation électrique de l’usine. Une technologie propre que la SAPH ambitionne désormais de déployer progressivement sur l’ensemble de ses unités industrielles.
Pour Charles-Emmanuel Yacé, le choix du leader national SAPH pour cette journée de clôture était une évidence pour démontrer la maturité technique du pays. L’objectif pour l’APROMAC va bien au-delà de la simple démonstration industrielle : il s’agit de capter de nouveaux investissements, de stimuler la transformation locale et de sceller des partenariats à long terme pour pérenniser la valorisation de l’or blanc ivoirien.
AP/APA





