Le Burkina Faso a commémoré samedi la Journée nationale des martyrs, en hommage aux victimes de l’insurrection populaire d’octobre 2014 et de la résistance au coup d’Etat manqué de septembre 2015. A l’occasion, le président Ibrahim Traoré a réaffirmé son engagement à faire du pays un Etat « totalement libre, souverain et indépendant ».
La cérémonie s’est déroulée au Monument des Héros nationaux, à Ouagadougou. Elle a été marquée par une minute de silence et un dépôt de gerbes en mémoire des victimes, effectué par le président de l’Assemblée législative du peuple, Ousmane Bougouma.
Douze ans après l’insurrection populaire qui avait conduit à la chute du président Blaise Compaoré, les familles des victimes ont appelé à préserver la mémoire des martyrs et à poursuivre la quête de justice.
Elles ont remercié les autorités pour le maintien de cette commémoration dans l’agenda national. Elles ont également exprimé leur soutien au capitaine Ibrahim Traoré et appelé les Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora à accompagner les actions du gouvernement et de la Confédération des Etats du Sahel (AES).
Dans un message publié à l’occasion de cette journée, le président Traoré a salué la résilience des familles des victimes et rendu hommage aux blessés, qualifiés de « héros vivants ».
Il a également honoré la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie pour « la liberté, la dignité et l’honneur du Burkina Faso ».
« La détermination totale et inflexible reste le meilleur hommage que nous vous rendons », a-t-il affirmé, réitérant son engagement à poursuivre la « guerre de libération » contre l’impérialisme et les groupes terroristes.
« Le Burkina Faso sera totalement libre, souverain et indépendant. C’est le seul serment digne de votre sang versé », a-t-il ajouté.
Présent à la cérémonie, le reggaeman Oscibi Johann, blessé lors de la résistance au putsch de septembre 2015, a également insisté sur le devoir de mémoire.
« Le peuple pardonne. Mais aujourd’hui nous n’oublions pas nos camarades. Ils sont tombés pour une cause. La cause, c’est la dignité », a-t-il déclaré.
L’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 avait provoqué la chute de Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987. En septembre 2015, des manifestants s’étaient opposés à une tentative de coup d’Etat menée par des éléments de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP).
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