Ces activités s’inscrivent dans une approche visant à associer la réponse sécuritaire au dialogue avec les communautés et à la réalisation de projets répondant à leurs besoins, dans un contexte marqué par la progression des violences jihadistes dans les zones frontalières du Niger et du Burkina Faso.
Dans ce cadre, l’état-major de l’opération Mirador a organisé, les 8 et 9 octobre 2026 à Cotonou, un atelier de restitution consacré aux actions civilo-militaires menées depuis janvier 2025 dans le nord du pays.
Selon les informations communiquées par l’état-major, trente projets, approuvés par cinq comités civilo-militaires réunissant notamment des militaires, des préfets, des maires et des représentants de la société civile, ont été menés à terme.
Les réalisations comprennent 17 campagnes médicales gratuites ayant accueilli 21 607 patients, dix projets hydrauliques desservant environ 34 000 habitants, ainsi que des initiatives dans le domaine de l’éducation, notamment la construction d’écoles et la fourniture de mobilier scolaire. Des campagnes vétérinaires et des rencontres de dialogue avec les communautés ont également été organisées.
La démarche repose sur trois axes : le dialogue avec les populations, la concertation avec les autorités administratives et communales, et la mise en œuvre de projets à impact rapide répondant aux besoins exprimés par les habitants.
L’atelier a permis aux cadres de la cellule des actions civilo-militaires de présenter leur méthode et aux participants d’échanger sur les résultats obtenus ainsi que sur les perspectives de développement de cette fonction au sein des Forces armées béninoises.
Ces initiatives bénéficient du soutien financier de l’organisation américaine Spirit of America et de l’accompagnement technique de Strategic Stabilization Advisors. Les populations, les autorités locales et les représentants de la société civile contribuent également à leur mise en œuvre.
L’opération Mirador intervient dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire dans le nord du Bénin, où les attaques de groupes armés actifs dans le Sahel ont visé des positions militaires et affecté les communautés. En avril 2025, une attaque contre des positions militaires dans les localités de Banikoara et de Koudou, dans le département de l’Alibori, avait fait 54 morts parmi les soldats, selon un bilan officiel rapporté à l’époque. Le JNIM est le principal groupe jihadiste qui revendique des actions dans le nord du Bénin.
La rencontre de Cotonou s’est déroulée en présence du commandant du théâtre Mirador, le colonel André Dokoui Fofo, du chef d’état-major de la Garde nationale, le général de brigade Faïzou Gomina, et du directeur de cabinet du ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, le général de brigade Sanni Bachabi.





