La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a placé sa rentrée judiciaire 2026-2027 sous le signe de la conciliation entre efficacité répressive et respect des droits fondamentaux, sur fond de hausse de 25,5 % des plaintes et procès-verbaux enregistrés au cours de l’exercice écoulé.
Réunie en audience solennelle lundi 12 octobre 2026 à Cotonou, la juridiction béninoise spécialisée pour la repression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a retenu le thème « Humaniser la justice pénale : entre protection des droits fondamentaux et efficacité répressive », en présence notamment de la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata Yerima Zimé, de députés et de plusieurs acteurs du système judiciaire béninois.
Le procureur spécial près la CRIET, Elom’n Mario Metonou, a réaffirmé la détermination du parquet à lutter contre les atteintes aux deniers publics, les actes liés au terrorisme et les violences sexuelles, tout en insistant sur la nécessité de prévenir les abus de procédure.
« Entre le laxisme et la terreur, il existe une troisième voie, noble et exigeante : celle de la proportionnalité », a-t-il déclaré, soulignant que la fermeté dans la répression doit s’accompagner d’un respect absolu de la dignité humaine.
Pour le président de la CRIET, Édouard Cyriaque Dossa, cette rentrée judiciaire constitue une affirmation de la continuité de l’État de droit et un moment de réflexion sur le rôle de la justice dans la République.
Le bâtonnier Zakari Baba Body a également appelé à réinterroger les pratiques judiciaires et à renouveler l’engagement des acteurs au service de la justice, de la liberté et de la paix sociale.
Au cours de l’exercice écoulé, la CRIET a enregistré 3 849 plaintes et procès-verbaux, contre 3 067 lors de l’année précédente, soit une progression de 25,5 %, selon les chiffres communiqués à l’occasion de cette rentrée.
Cette nouvelle année judiciaire s’ouvre ainsi avec le défi de renforcer la lutte contre la criminalité économique et le terrorisme, tout en garantissant une justice impartiale, proportionnée et respectueuse des droits fondamentaux.
TE/Sf/APA





