Médecins sans frontières (MSF) a déployé, le 6 octobre, une équipe médicale mobile à Kayna et Alimbongo, dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, pour renforcer la lutte contre Ebola face à l’apparition de nouveaux foyers, dans un contexte marqué par l’insécurité et la méfiance des populations.
L’intervention renforcée de MSF dans le Nord-Kivu fait suite à une alerte signalant neuf cas confirmés d’Ebola le 2 octobre dans cette zone sous contrôle de l’AFC/M23, indique l’organisation humanitaire.
L’équipe mobile déployée est chargée de soutenir la prise en charge des patients, de renforcer les mesures de prévention et de contrôle des infections et de sensibiliser les communautés à la maladie. En septembre, l’organisation avait déjà construit un centre d’isolement à l’hôpital général de Kayna.
La riposte reste toutefois confrontée à plusieurs difficultés, notamment le refus de certains malades de s’isoler, les enterrements non sécurisés, les réticences d’une partie de la population et l’insécurité liée au conflit armé.
« Une partie de la population ne croit toujours pas pleinement à l’existence d’Ebola. La sensibilisation communautaire est la priorité absolue pour éviter que l’épidémie ne s’étende », a déclaré Nicodème Kabuyaya, coordinateur adjoint de projet de MSF dans la zone.
Les restrictions de circulation imposées dans le cadre de la riposte compliquent également l’approvisionnement des habitants en biens essentiels, aggravant leur vulnérabilité dans cette région affectée par les violences.
Face à la dispersion des cas, MSF souligne la nécessité de renforcer la mobilité des équipes ainsi que les moyens humains et logistiques afin d’intervenir rapidement et de contenir les nouveaux foyers.
TE/Sf/APA





