Face à la désinformation, les professionnels des médias africains sont appelés à renforcer la vérification de l’information et leurs compétences numériques, selon les recommandations des 15e Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), clôturées vendredi dans la capitale burkinabè.
Réunis pendant trois jours autour de la guerre communicationnelle, les UCAO ont préconisé le développement de mécanismes de veille informationnelle et l’éducation aux médias, notamment auprès des jeunes.
Ils ont également recommandé une coopération accrue entre les médias, les institutions, les acteurs du numérique et la société civile pour lutter contre les manipulations informationnelles.
Les conclusions des travaux mettent aussi l’accent sur la formation continue des professionnels, notamment en intelligence artificielle, en vérification numérique, en gestion des données et en cybersécurité.
Les médias sont par ailleurs invités à produire davantage de contenus favorisant la prévention des conflits, le dialogue entre les communautés et la cohésion sociale.
À la clôture, le ministre burkinabè chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a appelé à traduire ces recommandations en actions concrètes.
« Ces acquis ne doivent pas rester lettres mortes. Ils doivent désormais nourrir nos pratiques, inspirer nos institutions, renforcer nos capacités et guider nos engagements futurs », a-t-il déclaré.
Dans un environnement marqué par la désinformation et la manipulation des opinions, il a exhorté les professionnels à faire preuve de rigueur, de discernement et de responsabilité.
« Dans la guerre communicationnelle, notre meilleure défense est aussi notre capacité à savoir, à connaître, à comprendre, à vérifier, à créer et à communiquer », a-t-il souligné.
La 16e édition des UACO est prévue en 2027.
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