Le président burkinabè Ibrahim Traoré a assisté vendredi à la rentrée solennelle des cours et tribunaux, consacrée à la place des mécanismes traditionnels dans le règlement des différends et l’accès à la justice.
Le chef de l’Etat, qui est également garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, a participé à cette audience solennelle organisée autour du thème : « Apport des mécanismes traditionnels de règlement des différends pour un meilleur accès à la justice au Burkina Faso ».
Selon la Direction de la communication de la Présidence du Faso, ce thème s’inscrit dans la volonté des autorités d’intégrer davantage les valeurs endogènes dans le système judiciaire burkinabè.
Cette orientation s’est notamment traduite par l’adoption par l’Assemblée législative du Peuple de la loi dite « Faso Bu Kaoré », qui institutionnalise la justice traditionnelle, selon la même source.
Dans son discours à la Nation du 31 décembre 2025, le capitaine Ibrahim Traoré avait défendu cette approche.
« Nous ne pouvons pas importer une justice, l’appliquer telle quelle et espérer garantir la cohésion sociale », avait-il déclaré, estimant nécessaire d’intégrer « nos valeurs ancestrales ainsi que les personnes-ressources » dans le règlement de certains litiges.
Pour les autorités, cette réforme doit contribuer à rapprocher la justice des populations et à renforcer la cohésion sociale.
La présence du président Traoré à cette rentrée judiciaire traduit également, selon la Présidence, son soutien aux acteurs de la justice pour améliorer l’accès des Burkinabè aux mécanismes de règlement des différends.
Le Burkina Faso, dirigé par le capitaine Traoré depuis son arrivée au pouvoir en 2022, a engagé plusieurs réformes institutionnelles au nom de la souveraineté et de la valorisation des mécanismes endogènes.
HO/te/APA





