La troisième session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), au titre de l’année 2006, s’est achevée sur l’adoption de plusieurs décisions importantes. Les travaux ont notamment porté sur les marchés publics, la protection sociale, le fonctionnement des institutions communautaires ainsi que le financement des projets prioritaires des États membres.
À la clôture de la session du Conseil des ministres de l’UEMOA, le président et ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, a salué l’engagement et la qualité des contributions des participants aux différents travaux. Il s’est également félicité du climat de respect et de sérénité ayant prévalu au cours des délibérations.
Selon lui, les décisions adoptées traduisent la volonté commune des États membres de préserver les acquis de l’Union et de poursuivre les efforts en faveur du renforcement de la stabilité et de la résilience de la région.
Une réforme des marchés publics
Le Conseil des ministres a notamment adopté un projet de directive portant sur l’harmonisation communautaire des marchés publics. Cette réforme vise à renforcer le cadre juridique de la commande publique au sein de l’espace UEMOA.
Le nouveau dispositif devrait notamment permettre d’améliorer la capacité d’absorption des crédits d’investissement des États membres et de sécuriser davantage les procédures de passation des marchés publics.
Cette réforme constitue ainsi un volet important des efforts engagés par l’Union pour améliorer l’efficacité de la dépense publique et accélérer la réalisation des investissements.
La protection sociale au cœur des priorités
Autre décision majeure : l’adoption de la stratégie régionale de protection sociale à l’horizon 2025.
À travers cette stratégie, l’UEMOA entend accompagner les États membres dans la mise en place de cadres institutionnels et organisationnels adaptés à l’extension de la protection sociale.
L’accent est particulièrement mis sur l’amélioration de l’équité et sur l’accès aux mécanismes de protection sociale pour les groupes les plus vulnérables.
Des textes sur les institutions communautaires
Les ministres ont également adopté des règlements codifiant certaines dispositions de l’acte du 20 décembre 1996 portant statut du greffier de la Cour de justice de l’UEMOA.
Ces textes doivent contribuer au bon fonctionnement de l’institution judiciaire communautaire. Le Conseil a par ailleurs poursuivi ses échanges sur plusieurs dossiers judiciaires et institutionnels, ainsi que sur le projet d’ouverture d’un bureau de représentation de la Commission de l’UEMOA en France.
Les comptes de l’AMF-UEMOA approuvés
Le Conseil des ministres a également examiné et approuvé les comptes de l’Autorité des marchés financiers de l’UEMOA (AMF-UEMOA) au titre de l’exercice concerné.
Les ministres ont en outre examiné la participation des institutions et des banques commerciales de l’Union au système panafricain de paiement et de règlement. Cette évolution devrait contribuer au développement des échanges commerciaux et financiers, aussi bien au niveau régional qu’à l’échelle continentale.
De nouvelles ressources pour financer les projets des États
Le Conseil a enfin adopté une décision relative à la renonciation aux immunités et privilèges de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), dans le cadre de la mobilisation de concours financiers auprès de plusieurs partenaires techniques et financiers.
Cette décision doit faciliter l’accès de la banque à de nouvelles ressources et renforcer sa capacité à financer les projets prioritaires et structurants des États membres.
À l’issue des travaux, le président du Conseil des ministres a renouvelé ses remerciements aux participants pour leur contribution à la réussite de cette session. Les différentes décisions adoptées témoignent, selon lui, de la volonté des États membres de consolider les acquis de l’intégration régionale et de poursuivre les réformes nécessaires au renforcement de l’Union.
TE/Sf/APA





