La Fondation du Forum d’Assilah a dévoilé mercredi 30 septembre les lauréats du Prix Buland Al-Haïdari de la jeune poésie arabe, dans sa 8è édition.
Le Prix Buland Al-Haïdari de la jeune poésie arabe, dans sa 8è édition, a été attribué ex-æquo à deux poètes arabes, l’Irakien Zain al-Abidin al-Murshidi et le Marocain Abu Bakr al-Militi, qui se sont distingués par leur production poétique et leur expérience créative, annonce la Fondation du Forum d’Assilah.
Le prix sera remis le 17 octobre, dans le cadre du 47e Festival culturel international d’Asilah, dont la session d’automne se tiendra du 2 au 18 octobre.
« Après avoir examiné les nombreuses candidatures, qui regroupaient près de seize œuvres poétiques de jeunes poètes du monde arabe, et après de longues discussions sur leurs recueils et textes publiés, le jury du Prix Buland Al-Haïdari pour jeunes poètes arabes, pour sa huitième édition, a décidé à l’unanimité de décerner ce prix ex-æquo à deux poètes arabes qui se sont distingués par leur production poétique et leur expérience créative », indique la Fondation du Forum d’Assilah dans un communiqué parvenu ce mercredi 30 septembre à APAnews.
Le jury était présidé par le poète, écrivain et personnalité médiatique marocaine Yassine Adnan et comprenait des poètes, critiques et universitaires de divers pays arabes : Moncef Ouhaibi (Tunisie), Adel Dargham (Égypte), Fadel Sultani (Irak), Violet Abou El-Jeld (Liban) et Abdullah Seddik (Maroc), ainsi que Hatim Betioui, secrétaire général de la Fondation du Forum Asilah.
Dans son rapport, le jury dit avoir reconnu chez le poète irakien Zain Al-Abidin Al-Murshidi, auteur du recueil « Child of the Shepherds-L’Enfant du Berger », un jeune poète maîtrisant parfaitement son art et possédant un style poétique vibrant qui mêle avec habileté différents courants de la poésie arabe à travers sa longue histoire, insufflant ainsi à son œuvre une fraîcheur et une originalité remarquables.
Le comité a noté que « l’approche thématique traditionnelle de la poésie est remplacée par le mécanisme du paradoxe, un mécanisme qui nous rapproche de nous-mêmes et nous amène à reconsidérer le texte et le monde qu’il façonne ».
Concernant l’expérience du poète marocain Abou Bakr al-Militi, le rapport du jury a souligné la « cohérence de son projet », qui se déploie à travers ses deux recueils : « Dans tes yeux, il y a des cafés » et « Une perte en minijupe et chaussettes hautes »… et le fait qu’il soit parvenu à s’affranchir de l’influence de ses prédécesseurs « grâce à une remarquable attention artistique portée aux détails de son propre univers.»
Depuis sa création en hommage au grand poète irakien feu Buland Al-Haïdari, qui était un grand amoureux d’Assilah et habitué de son Moussem, ce prix a été remis à une douzaine de jeunes poètes arabes, notamment le Koweïtien Mohamed Hicham El Maghribi, l’Emiratie Khouloud Mouala, les deux Egyptiens Ahmed Beghit et Ali Shalah, le Tunisien Mohamed Arbi, le Jordanien Abdalla Abdelrahman Abu Baker, ainsi que les six Marocains, en l’occurrence Yassin Adnan, Ikram Abdi, Abdeslam Al Moussaoui, Abderrahim El Khessar, Soukaina Habiballah et Nassima Raoui , entre autres.
La ville marocaine d’Assilah (nord ) accueille du 2 au 18 octobre 2026 la session d’automne du 47e Moussem culturel international, rendez-vous majeur de la pensée réunissant débats géopolitiques, expositions, récitals et ateliers artistiques,
Organisée par la Fondation du Forum d’Assilah, sous le Haut Patronage du roi Mohammed VI, et en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et le Conseil municipal d’Assilah, cette manifestation réunit plus de 400 personnalités éminentes issues du corps diplomatique, de la recherche académique, des lettres et de la création artistique. L’évènement est placé sous le thème « Assilah… terre de rencontres et du dialogue ».
AK/Sf/APA





