Les rideaux sont tombés sur la première édition du Forum régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (FREAO), qui s’est tenue les 24 et 25 septembre derniers à Abidjan, dans la capitale économique ivoirienne.
En marge de ce grand rendez-vous, la Fondation Goutte d’Espoir est montée au créneau pour réclamer une place centrale pour les jeunes dans la quête de solutions durables face au défi de l’accès à l’eau potable dans la sous-région.
Engagée dans l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables, l’organisation insiste sur l’urgence de traiter la problématique de l’eau sous tous ses angles. Interrogé lors du forum, Konan Kouamé Paul Léandre, vice-président de la fondation chargé des conseils et de la logistique, a rappelé la nécessité de voir l’eau comme une priorité sanitaire, environnementale et sociale.
Pour résoudre les pénuries en zone rurale et dans les localités mal desservies, il préconise la réhabilitation et le développement des infrastructures hydrauliques, tout en mettant un accent d’honneur sur leur suivi.
« Construire un point d’eau sans garantir sa durabilité ne permet pas de résoudre durablement le problème », a-t-il martelé. Selon lui, l’approche doit lier la technique, l’éducation, l’économie et la mobilisation communautaire pour instaurer une vraie culture de préservation.
Le cœur du message de la Fondation Goutte d’Espoir repose sur le potentiel de la nouvelle génération. L’organisation souhaite offrir aux jeunes un accès accru aux formations techniques, aux financements et aux espaces de décision.
« Les jeunes doivent être au cœur de la recherche et de la mise en œuvre des solutions. Ils représentent une force considérable en matière d’innovation, de technologie, de sensibilisation et de mobilisation communautaire. Former un jeune aujourd’hui, c’est donner à une communauté une capacité supplémentaire à résoudre ses problèmes demain », a soutenu Konan Léandre avec conviction.
Sur le terrain, l’ONG multiplie déjà les campagnes de sensibilisation auprès des élèves et des villages sur l’hygiène, l’assainissement et les risques de pollution des nappes phréatiques. L’ambition est désormais de passer à la vitesse supérieure en nouant des partenariats stratégiques avec les autorités, les collectivités locales et les bailleurs internationaux.
Au sortir du FREAO, la Fondation Goutte d’Espoir formule le vœu que les discussions accouchent d’actions concrètes et mesurables, portées par une alliance forte entre les pouvoirs publics, le secteur privé et une jeunesse pleinement intégrée dans cette dynamique.
AP/APA





