Les Etats-Unis ont retiré de leur liste de sanctions plusieurs entités et responsables érythréens après l’expiration de l’état d’urgence américain instauré en 2021 en lien avec la crise humanitaire et des droits humains en Ethiopie.
L’Office of Foreign Assets Control (OFAC), relevant du département américain du Trésor, a annoncé le 18 septembre 2026 que l’état d’urgence prévu par le décret présidentiel 14046 du 17 septembre 2021 avait expiré. Les personnes et entités sanctionnées sur la base de ce texte ont par conséquent été retirées de la liste américaine des personnes spécialement désignées et dont les avoirs sont bloqués.
Parmi les entités concernées figurent les Forces de défense érythréennes, le Front populaire pour la démocratie et la justice (PFDJ), parti au pouvoir, ainsi que la Red Sea Trading Corporation et le Hidri Trust. Deux responsables érythréens, Hagos Ghebrehiwet et Abraha Kassa, ont également été retirés de la liste.
Ces sanctions avaient été imposées en 2021 dans le contexte de la guerre du Tigré, dans le nord de l’Ethiopie. Les forces érythréennes avaient alors combattu aux côtés des forces fédérales éthiopiennes contre les autorités régionales du Tigré. Le conflit a pris fin avec l’accord de cessation des hostilités signé à Prétoria en novembre 2022.
Le gouvernement américain a ainsi mis fin au dispositif de sanctions lié spécifiquement à l’Executive Order 14046. L’OFAC classe désormais le programme de sanctions liées à l’Ethiopie comme « inactif et archivé ».
La décision intervient dans un contexte de regain d’attention internationale sur la sécurité en mer Rouge, où la position géographique de l’Erythrée, notamment sa proximité avec le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, revêt une importance particulière pour la navigation maritime régionale. Reuter estime que la mesure pourrait également contribuer à un rapprochement entre Washington et Asmara.
Le ministre érythréen de l’Information, Yemane Gebremeskel, a salué la décision américaine, estimant que les sanctions imposées en 2021 avaient causé d’importants dommages à son pays.
La mesure ne signifie toutefois pas nécessairement la disparition de toutes les restrictions américaines susceptibles de concerner l’Erythrée ou ses ressortissants : la décision du Trésor porte spécifiquement sur les désignations prises au titre du décret 14046.
TE/Sf/APA





