Environ 20 000 hectares de cultures sont actuellement menacés par les effets de la sécheresse au Burkina Faso, a indiqué lundi le ministre de l’Agriculture Ismaël Sombié, lors d’une tournée de suivi de la campagne agropastorale 2026-2027 dans la région du Goulmou.
La sécheresse menace actuellement quelque 20 000 hectares de cultures au Burkina Faso, sans pour autant remettre en cause, à ce stade, les progrès enregistrés dans la campagne agricole 2026-2027, a déclaré lundi le ministre de l’Agriculture, Ismaël Sombié.
« Si nous devions nous appuyer uniquement sur ces superficies pour conclure à une mauvaise campagne agricole, ce serait ignorer les progrès enregistrés cette année, notamment l’augmentation des superficies emblavées », a déclaré M. Sombié.
Le ministre d’Etat a fait cette annonce à Fada N’Gourma, lors de la première étape d’une tournée destinée à évaluer l’évolution de la campagne, identifier les difficultés des producteurs et renforcer l’accompagnement sur le terrain.
La tournée a débuté au champ de production de la Maison d’arrêt et de correction de Fada N’Gourma, où les pensionnaires exploitent 10 hectares consacrés notamment au maïs, au sorgho, au riz et au niébé.
Pour le gouvernement, ces espaces doivent contribuer à la production agricole tout en permettant aux détenus d’acquérir des compétences dans les métiers agropastoraux et halieutiques.
Le ministre a également souligné les efforts déployés pour accompagner le retour des populations dans leurs villages après les déplacements provoqués par l’insécurité.
Plus de 500 villages ont ainsi bénéficié d’un appui du ministère, notamment à travers le labour des terres, la mise à disposition de motoculteurs, la fourniture d’intrants et l’assistance technique aux producteurs.
Ces opérations ont été facilitées par l’action des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), selon le ministère.
Le gouvernement entend ainsi permettre aux populations réinstallées de reprendre durablement leurs activités agricoles et contribuer au renforcement de la souveraineté alimentaire du Burkina Faso.
La campagne agropastorale 2026-2027 reste toutefois exposée aux aléas climatiques, notamment à la baisse ou à l’irrégularité des précipitations dans certaines zones.
La tournée du ministre doit se poursuivre dans la région du Goulmou afin d’apprécier directement l’état des cultures et les besoins des producteurs.
Ho/SF/APA





