Le village d’Adaou (Sud-Est), porte d’entrée historique du Royaume du Sanwi, a vibré au rythme de la tradition ce samedi 22 août 2026. À l’initiative de la Mutuelle de développement d’Adaou (MUDEA) et de la chefferie traditionnelle, s’est tenue la première édition du Festival Adaou Sanwi Anwâ.
Placé sous le thème « À la découverte du patrimoine culturel d’Adaou pour plus de cohésion sociale et de vivre-ensemble », le nouveau rendez-vous culturel qu’est le Festival Adaou Sanwi Anwâ a rassemblé des milliers de participants, venus célébrer l’identité locale et renforcer les liens communautaires.
Pour le président de la MUDEA, Emmanuel Alban Ahouré, cette journée historique ouvre « une page nouvelle » pour la localité. Intégré au plan de développement local 2026-2030 de la mutuelle, ce festival ambitionne de pérenniser les savoir-faire et l’histoire du peuplement d’Adaou.
« Une culture qui n’est ni racontée, ni transmise, ni célébrée finit par s’effacer », a déclaré le président de la Mutuelle de développement d’Adaou, Emmanuel Alban Ahouré, insistant sur l’urgence de léguer ces repères à la jeunesse.

Cette vision a reçu le soutien appuyé du patron de l’événement, Eugène Aka Aouélé, président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) et du Conseil régional du Sud-Comoé.
Saluant la capacité de rassemblement de la communauté, il a réaffirmé l’engagement du Conseil régional à accompagner de telles initiatives.
« Faire connaître l’histoire d’un village, c’est permettre à ceux qui y vivent de mieux comprendre ce qui les relie », a-t-il souligné.
Le festival a également pris une dimension internationale avec la présence remarquable de l’ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire, Gomakubo Junji, qui s’est réjoui de cette immersion culturelle et a émis le vœu d’approfondir les relations professionnelles et sociales avec la localité.
Le parrain, l’opérateur économique Aka N’da Jean-Pierre, a quant à lui réitéré sa disponibilité totale pour le développement d’Adaou. La célébration a débuté dès le matin par un footing et une marche populaire, avant de laisser place aux expressions artistiques.

Les spectateurs ont pu apprécier la richesse du terroir à travers les prestations des groupes de danses locales, tels que l’Ahoula, le Café et le N’Zara, ainsi que des danses malinké (Nord ivoirien), symboles d’intégration.
Les moments forts de la journée ont inclus la projection d’un film documentaire sur les sept grandes familles d’Adaou, un défilé interculturel d’enfants arborant des kimonos japonais et des tenues traditionnelles, ainsi que des mimes illustrant les codes des salutations traditionnelles lors des funérailles.
L’après-midi a mis à l’honneur l’art culinaire local à travers un concours de gastronomie, suivi d’un match de gala fraternel opposant les vétérans locaux aux membres de la diaspora.
C’est dans une ambiance de grande réjouissance collective que le festival s’est achevé tard dans la soirée, au rythme d’un concert populaire et d’un grand concours de danses traditionnelles, scellant le succès de ce premier pari mémoriel.
AP/Sf/APA







