Le Premier ministre Abdulhamid Dbeibah et le président du Haut Conseil d’État, Mohamed Takala, ont appelé mardi à renforcer la coopération entre les institutions libyennes afin de soutenir la stabilité politique et de favoriser un consensus autour du processus politique.
Le président du Haut Conseil d’État (HCS), Mohamed Takala, a reçu mardi 18 août à Tripoli le Premier ministre du Gouvernement d’unité nationale (GUN), Abdulhamid Dbeibah, pour des discussions consacrées à la situation politique et à la coordination entre les institutions. Selon les informations communiquées à l’issue de la rencontre, les deux responsables ont insisté sur la nécessité de maintenir un dialogue régulier entre le gouvernement et le Conseil dans un pays toujours confronté à de profondes divisions institutionnelles.
La réunion intervient après le renouvellement de la confiance du Haut Conseil d’État à Mohamed Takala et aux membres de sa présidence pour un nouveau mandat. Dbeibah les a félicités à cette occasion. Le ministre d’État chargé de la Communication et des Affaires politiques, Walid Al-Lafi, ainsi que Mustafa Al-Manea, chef de l’équipe exécutive chargée des initiatives et projets stratégiques, ont également participé aux échanges.
Dbeibah et Takala ont souligné l’importance d’une « coopération et d’une coordination continues » entre le gouvernement et le HCS pour consolider les institutions de l’État. Les discussions ont également porté sur les priorités nationales et la nécessité de rapprocher les positions des différents acteurs afin de faire progresser le processus politique vers davantage de consensus.
Cette convergence affichée intervient toutefois dans un environnement politique libyen toujours fragmenté. Le pays reste partagé entre institutions et centres de pouvoir concurrents, tandis que les désaccords sur le cadre électoral et la légitimité des différentes autorités continuent de retarder la mise en place d’un règlement politique durable. Les appels répétés au consensus n’ont jusqu’ici pas permis de déboucher sur des élections nationales susceptibles d’unifier les institutions.
La rencontre entre Dbeibah et Takala constitue ainsi un signal de coordination politique à Tripoli, mais sa portée dépendra de sa traduction en initiatives concrètes et de la capacité à associer les autres protagonistes libyens. Les deux responsables ont affirmé vouloir privilégier les efforts conjoints pour répondre aux priorités nationales et « servir les intérêts des Libyens », avec pour objectif déclaré de réduire les divergences et de renforcer la stabilité du pays.
MK/AK/Sf/APA







