La Commission parlementaire Sud-africaine de l’électricité et de l’énergie examinera à partir du 18 août le projet de loi sur le gaz, après la clôture mercredi des consultations publiques marquées par des appels à renforcer la gouvernance climatique et la sécurité réglementaire.
Les consultations publiques autour du projet de loi en examen par la Commission Sud-africaine de l’électricité et de l’énergie ont réuni des représentants de l’industrie, des syndicats, de la société civile et des organisations environnementales. La plupart des parties prenantes ont soutenu la modernisation du cadre réglementaire du secteur gazier, estimant qu’elle pourrait stimuler les investissements, développer les infrastructures et soutenir la croissance économique.
Le secteur industriel a toutefois demandé davantage de clarté sur certaines dispositions et une harmonisation avec les législations existantes afin d’éviter les chevauchements et de renforcer la confiance des investisseurs.
Les fournisseurs de gaz ont notamment soulevé des risques de chevauchement entre le projet de loi et la Loi de 2024 sur le développement des ressources pétrolières en amont.
Les organisations environnementales ont, elles, alerté sur le risque de voir le pays s’engager durablement dans des infrastructures gazières incompatibles avec ses objectifs climatiques. Elles ont appelé à finaliser le Plan intégré de l’énergie avant l’adoption du texte, tout en réclamant davantage de transparence dans l’octroi des licences et une meilleure cohérence avec la législation sur le changement climatique et la transition énergétique juste.
Les syndicats ont salué le potentiel du projet en matière de croissance et de création d’emplois, tout en plaidant pour la localisation industrielle, le développement des compétences et le renforcement des capacités des travailleurs et des institutions de régulation.
Les membres de la commission ont également interrogé les parties prenantes sur la sécurité énergétique, la création d’emplois, la transformation économique, le changement climatique et les capacités réglementaires.
La présidente de la commission, Zama Khanyase, a qualifié les échanges de « riches et constructifs », assurant que le processus resterait transparent afin de concilier sécurité énergétique, croissance économique, emploi et durabilité.
Les prochaines délibérations devront déterminer les éventuels amendements à apporter au texte, notamment sur la gouvernance climatique et la répartition des responsabilités réglementaires.
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