Alors qu’il séjourne à N’Djaména, le président du Conseil provincial du Borkou, Ahmat Bedei Toullomi a indiqué sur ses réseaux sociaux qu’il est « enlevé. »
« Soit le Maréchal est pour nous tous, soit les trafiquants sont plus forts que la loi. J’ai été enlevé », a alerté Ahmat Bedei Toullomi sur ses réseaux sociaux dans l’après-midi de ce 13 août.
Selon les médias locaux, l’ancien activiste et actuel du président du Conseil provincial du Borkou a été interpellé par les éléments de la Police judiciaire et conduit dans les locaux de la Coordination générale de ce corps.
De source policière, le président du Conseil provincial du Borkou est plutôt interpellé dans le cadre d’une procédure judiciaire engagée contre lui par l’actuel Directeur général de l’Agence nationale de la Sécurité informatique et Certification électronique, Général Goudjé Gueillet Hemchi. Ce dernier a saisi la Police judiciaire pour « diffamation et injures publiques. » Le président du Conseil provincial du Borkou l’avait notamment accusé, fin juin dans des publications, d’être un « trafiquant de cocaïne » et un « proxénète ».
Toujours selon la Police judiciaire, plusieurs convocations ont été servies au mis en cause qui a refusé de se présenter. Un mandat d’amener est même délivré pour la cause. C’est sur cette base que l’interpellation a eu lieu ce 13 août dans un hôtel de N’Djaména.
Dans une publication faite la veille de son arrestation, Ahmat Bedei Toullomi a écrit : « En droit tchadien (selon le Code de procédure pénale), le mandat d’amener devient nécessaire et est décerné par le juge d’instruction ou le procureur dans des situations bien précises où la comparution volontaire ne suffit pas. »
Avant d’ajouter : « En dehors de ces dispositions, l’intéressé devrait préserver et défendre ses droits conformément à la constitution. »
CA/Sf/APA






