Le complexe aurifère malien de Loulo-Gounkoto a contribué au dépassement de l’objectif trimestriel de Barrick Mining. Son redémarrage plus rapide que prévu s’accompagne toutefois de coûts de production encore élevés.
Barrick Mining a produit 796 000 onces d’or au deuxième trimestre 2026, soit une hausse de 11 % par rapport aux trois premiers mois de l’année. Ce volume dépasse la fourchette de 730 000 à 770 000 onces annoncée par le groupe pour la période.
Dans ses résultats publiés le 10 août, la compagnie canadienne attribue cette performance à trois facteurs. Elle cite le redémarrage anticipé de Loulo-Gounkoto, la reprise plus rapide que prévu de Pueblo Viejo, en République dominicaine, après des opérations de maintenance, ainsi que la progression des volumes souterrains à Cortez, aux États-Unis.
Au Mali, Loulo-Gounkoto a produit 109 000 onces au deuxième trimestre, contre environ 80 000 au premier, soit une progression proche de 36 %. La part attribuable à Barrick, qui détient 80 % du complexe, est passée de 64 000 à 88 000 onces. Le site malien représente ainsi environ 11 % de la production trimestrielle attribuable du groupe.
Coûts
Cette remontée de la production ne s’est pas encore traduite par un retour à des coûts normalisés. Le coût global de maintien de la production, ou AISC, a atteint 2 240 dollars l’once à Loulo-Gounkoto, contre une moyenne de 1 866 dollars pour l’ensemble des mines d’or de Barrick. Le coût des ventes du complexe s’est établi à 2 352 dollars l’once.
Barrick mentionne également des dépenses de remobilisation au Mali, ainsi que des redevances supplémentaires, pénalités et intérêts liés, selon l’entreprise, à l’application rétrospective du Code minier malien de 2023 aux exercices 2024 et 2025.
À l’échelle mondiale, la production de Barrick est restée pratiquement stable sur un an, contre 797 000 onces au deuxième trimestre 2025. L’amélioration des résultats financiers provient principalement de la hausse du prix de l’or, dont le niveau moyen réalisé a progressé de 34 %, à 4 417 dollars l’once.
Le bénéfice net a augmenté de 50 %, à 1,22 milliard de dollars, tandis que le chiffre d’affaires a atteint 5,29 milliards de dollars. Les coûts plus élevés ont cependant pesé sur la réaction des investisseurs, l’action Barrick ayant reculé de 8 % à Toronto le jour de la publication.
Le redémarrage de Loulo-Gounkoto fait suite au règlement du différend entre Barrick et les autorités maliennes, annoncé en novembre 2025. L’administration provisoire imposée au complexe a pris fin le 16 décembre, permettant à ses sociétés gestionnaires de reprendre le contrôle opérationnel.
Barrick maintient sa prévision annuelle de production entre 2,90 et 3,25 millions d’onces d’or. La poursuite de la montée en puissance de Loulo-Gounkoto doit contribuer à l’atteinte de cet objectif au second semestre.
MD/Sf/APA






