L’Égypte entend porter à 45 % la part des énergies renouvelables dans sa production d’électricité d’ici 2028, en accélérant les investissements dans le solaire, l’éolien et le stockage par batteries, selon une stratégie examinée mercredi par le président Abdel Fattah Al-Sissi.
Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a examiné mercredi 12 août, lors d’une réunion à Al-Alamein, le plan national de développement des énergies nouvelles et renouvelables, avec l’objectif de porter leur contribution à 45 % de la production totale d’électricité à l’horizon 2028, selon un communiqué de la présidence. La réunion s’est tenue notamment en présence du Premier ministre Mostafa Madbouly et du ministre de l’Électricité et des Énergies renouvelables, Mahmoud Esmat.
Le gouvernement entend accompagner cette montée en puissance des renouvelables par un développement des systèmes de stockage de l’électricité par batteries. Ces capacités doivent permettre de « renforcer le réseau électrique national et de garantir un approvisionnement stable et fiable en électricité », a indiqué la présidence. L’intégration de capacités intermittentes, principalement solaires et éoliennes, rend le stockage et la modernisation du réseau déterminants pour atteindre la cible fixée.
Mahmoud Esmat a indiqué que les investissements cumulés dans le secteur de l’électricité et des énergies renouvelables avaient atteint environ 5 000 milliards de livres égyptiennes depuis 2014. Ces dépenses ont notamment accompagné le développement des infrastructures de production et du réseau électrique, alors que l’Égypte cherche simultanément à répondre à la progression de sa consommation intérieure et à réduire sa dépendance aux combustibles conventionnels.
Le développement des renouvelables repose en particulier sur le potentiel solaire de la Haute-Égypte et les ressources éoliennes du golfe de Suez et des zones côtières de la mer Rouge. Le Caire mise également sur les partenaires internationaux pour apporter financements et expertise technique aux nouveaux projets, avec l’ambition de renforcer la place du pays comme pôle régional de l’énergie.
Al-Sissi a parallèlement demandé d’accroître la fabrication locale des équipements destinés aux projets renouvelables, notamment des systèmes de stockage, afin d’augmenter la valeur ajoutée produite en Égypte. Cette politique d’intégration industrielle doit également concerner la transformation des sables noirs, les engrais et les éléments de terres rares.
L’Égypte dispose déjà d’un complexe de concentration et de séparation des minéraux issus des sables noirs à Borollos, inauguré en 2022 pour un investissement annoncé de 4 milliards de livres égyptiennes. Le gouvernement cherche désormais à relier davantage l’exploitation de ces ressources à sa stratégie énergétique et industrielle, notamment pour réduire les importations et développer localement des activités technologiques à plus forte valeur ajoutée.
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