La Commission ougandaise de lutte contre le sida (UAC) a mis en garde contre les témoignages non vérifiés de guérison du VIH par la prière, estimant qu’ils pourraient compromettre le traitement et la prévention de la maladie, selon un communiqué consulté mercredi par l’APA.
La Commission ougandaise de lutte contre le sida (UAC) alerte contre de prétendues guérisons du VIH par la prière, après la multiplication d’affirmations publiques faisant état de personnes diagnostiquées séropositives qui auraient été guéries après des séances de prière.
L’UAC a reconnu le rôle important des chefs religieux dans l’accompagnement des personnes vivant avec le VIH, notamment à travers l’espoir, les conseils, la compassion et le soutien. Elle a toutefois insisté sur la nécessité de fonder toute affirmation relative au diagnostic, au traitement ou à la guérison du VIH sur des preuves scientifiques.
La Commission a rappelé qu’aucun traitement curatif du VIH n’est actuellement scientifiquement validé et disponible pour un usage clinique courant. Elle a souligné que la maladie peut être efficacement contrôlée grâce à la thérapie antirétrovirale (TAR), qui permet de supprimer le virus, de protéger le système immunitaire et de favoriser une vie longue et en bonne santé.
Selon l’UAC, ni une expérience de prière ni un simple test ne peuvent suffire à établir qu’une personne vivant avec le VIH est guérie. Toute personne précédemment testée positive puis déclarée négative doit faire l’objet d’une évaluation approfondie par des professionnels de santé qualifiés, conformément à l’algorithme national de dépistage du VIH, avec des examens cliniques et de laboratoire complémentaires.
La Commission a appelé les chefs religieux à la prudence et à ne pas présenter comme des faits médicaux établis des guérisons alléguées qui n’ont pas fait l’objet d’une évaluation clinique appropriée.
Elle les a également exhortés à encourager leurs fidèles à effectuer le dépistage dans des établissements de santé agréés, à commencer rapidement le traitement en cas de diagnostic positif, à respecter les rendez-vous médicaux et à poursuivre les mesures de prévention du VIH.
Le taux de prévalence du VIH en Ouganda est estimé à environ 4,9%.
MG/as/fss/te/Sf/APA







