La Libye accordera 600 bourses d’études à des étudiants tchadiens sur trois ans, principalement dans les filières de médecine et d’ingénierie, dans le cadre d’un renforcement de la coopération universitaire entre les deux pays.
Les autorités libyennes ont décidé d’octroyer 200 bourses d’études par an à des étudiants tchadiens pendant trois ans, soit un total de 600 places, a annoncé une délégation du Groupe d’amitié Tchad-Libye au Sénat tchadien.
Cette mesure a été présentée lors d’une rencontre, le 6 juillet, entre le ministre tchadien de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, Sitack Yombatina, et des sénateurs venus rendre compte de leur récente mission parlementaire en Libye. Les bourses seront prioritairement consacrées à la médecine et à l’ingénierie, deux secteurs considérés comme essentiels pour répondre aux besoins du marché du travail tchadien en compétences spécialisées.
Selon l’Agence tchadienne de presse et d’édition, la délégation était conduite par Zakaria Mohamed Saleh, président du Groupe d’amitié Tchad-Libye au Sénat. La visite de cinq jours en Libye s’est déroulée à l’invitation du Haut Conseil d’État libyen et avec l’approbation du président du Sénat tchadien, Haroun Kabadi.
Les parlementaires tchadiens ont rencontré plusieurs responsables libyens, dont le Premier ministre Abdulhamid Dbeibah, ainsi que les ministres chargés de l’enseignement supérieur et de la coopération internationale. Les discussions ont porté sur l’élargissement des échanges universitaires, le soutien aux enseignants et chercheurs, l’augmentation du nombre de bourses et le développement de programmes conjoints de recherche scientifique.
Les deux parties ont également examiné le renforcement des relations entre l’Université du Roi Fayçal au Tchad et l’Académie libyenne. Elles envisagent de réviser les accords bilatéraux relatifs à l’enseignement supérieur afin de simplifier les procédures administratives applicables aux étudiants et aux chercheurs. La possibilité de créer une nouvelle université tchadienne avec l’appui de l’expertise libyenne a aussi été évoquée.
Sitack Yombatina a salué une initiative représentant, selon lui, une «opportunité importante» pour le développement du capital humain au Tchad. Le ministre a affirmé la volonté de son département de mettre en place un cadre juridique durable afin d’assurer la pérennité du programme et d’approfondir la coopération scientifique et universitaire avec la Libye.
MK/AK/Sf/APA







