Une célébration mémorable et riche en émotions. Le géant agro-alimentaire Nestlé a célébré, ce jeudi 30 juillet 2026 au Parc des expositions d’Abidjan, le cinquantenaire de sa marque emblématique de bouillon, Maggi. L’événement a rassemblé des milliers de femmes commerçantes, affectueusement appelées les « Mamies Maggi », venues souffler les cinquante bougies d’un partenariat historique.
L’un des moments forts de cette journée commémorative des cinquante ans de la marque Maggi du géant Nestlé a été la démonstration publique animée par le chef cuisinier Alain Assou. Face à une assemblée attentive, il a levé le voile sur les secrets de fabrication des célèbres Maggi Tablette et Maggi cube, des épices qui assaisonnent au quotidien les repas de millions de ménages en Côte d’Ivoire.
« Nous avons des ingrédients en poudre. Voyez ici : du piment, de l’huile de palme, de l’oignon, du persil, du curcuma, du poivre et du clou de girofle. Ce sont ces ingrédients qui composent le bouillon », a-t-il expliqué, précisant que le choix des éléments varie selon les recettes, à l’image d’une cuisine traditionnelle.
Pour la préparation spécifique du Maggi cube, son assistante Joëlle Dacro a réalisé les mélanges en direct. Le processus commence par le sel, premier composant de tous les bouillons. À ce sujet, le chef a rappelé un conseil culinaire essentiel : « C’est pourquoi on vous dit chaque fois que vous utilisez les bouillons cube, ce n’est pas la peine d’utiliser du sel ».

Une démonstration culinaire
Les étapes se sont ensuite enchaînées sous les yeux des commerçantes : l’ajout d’une touche de sucre pour adoucir, le glutamate, puis la phase de coloration à base de caramel (sucre brûlé). De l’huile est ensuite intégrée pour l’aspect visuel et le goût de gras, suivie de l’amidon de maïs, un liant courant dans l’industrie.
L’incorporation des épices (oignon, piment, poivre) et de la livèche, une plante aromatique, vient clore la recette avant l’étape mécanique du moulage et du façonnage. Une démonstration technique fort appréciée et saluée par les applaudissements nourris des Mamies Maggi.
Cette journée du 30 juillet 2026 a été entièrement dédiée à ces femmes qui font rayonner la marque sur les marchés ivoiriens. Mme Soumahoro, représentante d’une responsable de Maggi, a exprimé la reconnaissance du groupe.
« Nous ne célébrons pas seulement 50 années d’une marque, nous célébrons 50 années de confiance, de proximité et de partenariat avec celles qui font vivre Maggi au quotidien : les Mamies Maggi. Dans chacun de nos marchés, vous êtes bien plus que des commerçantes. Vous êtes des entrepreneures et des ambassadrices de la marque », a-t-elle lancé.
Pour marquer le coup, les participantes sont reparties les bras chargés de cadeaux de valeur, incluant des réfrigérateurs, des congélateurs et une quarantaine de fours à micro-ondes. La traditionnelle coupure du gâteau d’anniversaire a scellé la fin des festivités officielles.

L’alphabétisation numérique : le bilan d’un engagement social
Au-delà de l’aspect commercial et festif, l’événement a mis en lumière l’impact social de la marque à travers son partenariat de longue date avec l’UNESCO. Marie Paul Adjitin, assistant du chargé du programme d’alphabétisation à l’UNESCO, a dressé le bilan d’un projet débuté en 2017 dans les marchés d’Abidjan, et qui s’étend désormais à Songon et à l’intérieur du pays.
Ce programme conjoint Nestlé-UNESCO permet aux commerçantes d’apprendre à lire, écrire et calculer directement à proximité de leurs lieux de vente, afin de mieux développer leurs activités. À ce jour, au moins 2 500 femmes ont bénéficié de cette formation gratuite et ouverte à toutes.
La grande innovation de ces dernières années réside dans l’intégration du numérique. Grâce à une application mobile dédiée contenant l’intégralité des cours, les femmes peuvent étudier au marché ou à la maison, guidées par une voix off qui lit les mots et les phrases.
Cette méthode moderne porte ses fruits : au cours des sessions de 2024, 2025 et 2026, plusieurs commerçantes ont courageusement relevé le défi de se présenter aux examens officiels et ont décroché leur Certificat d’études primaire et élémentaire (CEPE). Une double victoire pour ces femmes, désormais autonomes tant dans leur cuisine que dans la gestion de leur commerce.
AP/Sf/APA







