L’ancien chef d’état-major de l’armée nigériane, le lieutenant-général Tukur Buratai, a salué l’approbation par le président Bola Tinubu de l’expansion de l’armée de terre, estimant que le passage de huit à douze divisions constitue un tournant majeur dans le renforcement de l’architecture de sécurité nationale.
Dans un article intitulé « Une nouvelle ère pour la défense nigériane : l’expansion stratégique de l’armée nigériane à 12 divisions », publié lundi et mis à la disposition des journalistes à Abuja, le lieutenant-général Tukur Buratai a qualifié cette réforme de « restructuration la plus importante » des forces terrestres nigérianes depuis plusieurs décennies.
Selon l’ancien chef d’état-major, cette expansion répond à l’évolution et à la complexité croissante des menaces auxquelles le Nigéria est confronté, notamment le terrorisme, le banditisme armé et les enlèvements.
Il estime que la nouvelle organisation permettra de décentraliser le commandement et le contrôle, d’accroître la réactivité opérationnelle, d’améliorer la coordination du renseignement et d’optimiser la logistique ainsi que le déploiement des troupes.
« L’expansion de huit à douze divisions constitue une réponse stratégique aux défis sécuritaires en constante évolution du Nigéria », a-t-il souligné, considérant cette décision comme une illustration de l’engagement du gouvernement Tinubu à renforcer les capacités de défense du pays.
M. Buratai a également salué la décision du président nigérian d’autoriser le recrutement de 28 000 militaires supplémentaires pour accompagner l’augmentation des effectifs. Cette mesure, selon lui, devrait contribuer à réduire la pression exercée sur les troupes engagées sur plusieurs fronts, tout en offrant des opportunités d’emploi à des milliers de jeunes Nigérians.
L’ancien chef d’état-major a par ailleurs félicité le chef d’état-major de l’armée de terre, le lieutenant-général Waidi Shaibu, pour son rôle dans la mise en œuvre de cette restructuration, qu’il considère comme une initiative susceptible de renforcer considérablement la capacité du Nigéria à lutter contre les menaces sécuritaires.
Au-delà des enjeux militaires, M. Buratai estime que le renforcement de l’armée pourrait contribuer à la consolidation des institutions démocratiques et de l’unité nationale. Il a rappelé qu’une armée professionnelle, bien équipée et capable d’assurer efficacement la sécurité demeure, selon lui, un élément essentiel de la stabilité institutionnelle et de l’ordre constitutionnel.
Il a également insisté sur le caractère national de l’armée nigériane, dont les effectifs sont issus de différentes communautés ethniques, religieuses et régions du pays. À ses yeux, l’expansion des forces terrestres devrait ainsi contribuer à renforcer la cohésion nationale et le sentiment d’unité.
Le lieutenant-général Buratai a appelé les Nigérians à soutenir les forces armées, estimant que la sécurité constitue une responsabilité collective impliquant l’État, les communautés, le secteur privé et les citoyens.
Il a notamment invité les gouvernements des Etats à mettre à disposition des terrains destinés à la construction de casernes, de centres d’entraînement et d’autres infrastructures nécessaires à l’installation des nouvelles divisions.
Il a également encouragé le secteur privé à accompagner les efforts publics à travers des investissements dans le logement, la logistique et l’amélioration des conditions de vie des militaires.
Pour l’ancien chef d’état-major, le renforcement de la sécurité est aussi un levier de développement, un Nigéria plus sûr étant mieux placé pour attirer les investissements, accélérer la réalisation des infrastructures et favoriser une croissance économique durable.
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