Les autorités sud-africaines ont ouvert une enquête sur la mort d’un ressortissant nigérian survenue lors d’une opération de police au Cap la semaine dernière, une affaire qui relance les interrogations sur le traitement réservé aux étrangers dans le pays.
La Direction indépendante des enquêtes sur la police (IPID) a confirmé qu’elle examinait les circonstances du décès de Ibeh Chika Simon, après qu’une autopsie a révélé la présence de multiples ecchymoses et abrasions au niveau du dos et de la poitrine.
Selon les autorités de la province du Cap-Occidental, l’homme est décédé sur les lieux après avoir perdu connaissance lors de son interpellation. Les policiers, qui effectuaient une perquisition dans une habitation du secteur, auraient découvert une arme à feu non autorisée ainsi que des substances suspectées d’être des stupéfiants.
Toujours selon la police, alors que les agents procédaient à son arrestation, M. Simon se serait senti mal avant de s’effondrer. Les secours arrivés sur place ont ensuite constaté son décès.
Cette affaire a ravivé les tensions entre l’Afrique du Sud et le Nigeria, quelques semaines seulement après la mort d’un autre ressortissant nigérian dans des circonstances similaires.
La consule générale du Nigéria à Johannesburg, Ninikanwa Okey-Uche, a condamné le décès de M. Simon et réclamé une enquête transparente. Elle a estimé que cette affaire s’inscrivait dans ce qu’elle a qualifié de « tendance préoccupante de décès ou d’exécutions extrajudiciaires non élucidés et de comportements inacceptables à l’encontre des ressortissants étrangers ».
La diplomate a également évoqué des informations selon lesquelles un autre Nigérian, Egwabor Patrick Chuks, aurait été blessé par balle lors de la même opération et hospitalisé dans un état grave. La police a toutefois indiqué ne disposer d’aucun signalement correspondant à un tel incident.
La mort de M. Simon intervient dans un contexte marqué par des préoccupations persistantes concernant les violences xénophobes en Afrique du Sud, où des migrants originaires d’autres pays africains sont régulièrement confrontés à des agressions, des déplacements forcés et des accusations de criminalité.
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