Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a présidé ce jeudi 23 juillet 2026, un Conseil national de sécurité (CNS) crucial au Palais de la présidence. Si la situation sécuritaire générale du pays demeure stable, la lutte contre l’orpaillage illégal et les préparatifs de la Fête nationale ont été au cœur des échanges.
Le Bénin, le Gabon, la Guinée et l’Inde seront les pays invités d’honneur de ce 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Le président Alassane Ouattara a invité les populations à participer massivement et de manière citoyenne à ce grand moment de communion nationale le 7 août 2026.
Le Conseil des ministres du jeudi 23 juillet a planché sur la commémoration de la Fête nationale. Sur proposition du Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, le CNS a donné son accord pour organiser les festivités des 6 et 7 août 2026 dans la commune de Yopougon, située dans l’Ouest d’Abidjan.
Placée sous le thème « Forces de Défense et de Sécurité au service de la paix, de l’unité et du développement », cette célébration mobilisera 5 423 éléments des forces de l’ordre, dans la commune de Yopougon, la plus grande du pays.
Le CNS s’est félicité des résultats majeurs obtenus par le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI) depuis sa création en 2021. Sur la période allant de 2021 au premier semestre 2026, les opérations menées affichent un bilan d’envergure.
Les résultats des opérations de sécurisation depuis cinq ans indiquent le déguerpissement de plus de 8 500 sites clandestins, le déferrement de 4 474 individus dont 65 % sont des ressortissants étrangers, la saisie de plus de 960 millions de francs CFA et d’environ 136 Kg d’or, ainsi que la destruction et la confiscation de nombreux matériels et engins lourds.
Malgré ces efforts, le Conseil déplore la persistance et l’extension de ce fléau sur le territoire national. Face aux lourdes conséquences environnementales, économiques et sécuritaires, le chef de l’État a instruit le Premier ministre à l’effet de muscler la réponse étatique.
Cette nouvelle stratégie reposera sur quatre axes : la responsabilisation accrue des autorités locales et coutumières via les Préfets, le renforcement de la collaboration avec les représentations diplomatiques des pays d’origine des fraudeurs pour faciliter leur rapatriement, l’application stricte des sanctions juridiques, et la hausse des capacités opérationnelles du GS-LOI.
AP/Sf/APA







