Le deuxième Forum national de Misrata a appelé à l’organisation rapide d’élections nationales et rejeté tout accord politique fondé sur un partage du pouvoir entre acteurs non élus, estimant qu’une telle approche prolongerait la transition en Libye.
Les participants au deuxième Forum national, réuni à Misrata, ont publié une déclaration dans laquelle ils réaffirment leur opposition à tout accord ou arrangement politique visant à répartir le pouvoir ou les fonctions entre des acteurs non élus. Selon eux, toute formule s’écartant d’un processus électoral ne ferait que prolonger la crise politique que traverse la Libye.
Dans leur déclaration, les participants ont également rejeté la nomination à des fonctions publiques de personnes mentionnées dans les rapports du Groupe d’experts du Conseil de sécurité des Nations Unies, ou reconnues coupables de faits de corruption ou de violations des droits de l’homme. Ils ont appelé à ce que les responsables répondent de leurs actes devant la justice, estimant que le renforcement de l’État de droit passe par l’exclusion de ces personnes des postes de décision.
Le Forum a par ailleurs insisté sur la nécessité d’organiser dans les meilleurs délais des élections nationales afin de permettre aux Libyens de désigner leurs représentants. Les participants considèrent que le recours aux urnes constitue la principale voie pour mettre fin à la période de transition et restaurer la légitimité des institutions.
Ils ont également appelé la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL) à concentrer ses efforts sur l’achèvement de la transition politique, notamment en soutenant un référendum constitutionnel, en accompagnant l’organisation des élections et en supervisant les étapes conduisant à une stabilité durable.
La déclaration souligne enfin l’importance de respecter la volonté du peuple libyen et rejette toute initiative visant à prolonger ou à reconduire les institutions politiques actuelles en dehors d’un processus électoral.
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