La 56e session ordinaire du Conseil de médiation et de sécurité de la Cédéao, au niveau ministériel, s’est ouverte mercredi à Freetown avec, au menu des discussions, les crises politiques et sécuritaires en Afrique de l’Ouest, l’opérationnalisation de la Force en attente et les relations avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Les ministres des Affaires étrangères de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont ouvert mercredi à Freetown les travaux de la 56e session ordinaire du Conseil de médiation et de sécurité au niveau ministériel, consacrée à l’examen des principaux défis politiques, sécuritaires et humanitaires auxquels est confrontée la région.
Selon la Commission de la Cédéao, les ministres examinent notamment les mémorandums relatifs à la situation politique et sécuritaire en Afrique de l’Ouest, à l’activation de la Force en attente de la Cédéao, à la situation humanitaire dans la région ainsi qu’à l’opérationnalisation des centres de prévention et de réponse de l’organisation.
Ouvrant les travaux, le président de la Commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray, a appelé les États membres à renforcer leur solidarité et leur action collective face à la multiplication des défis sécuritaires, politiques et humanitaires. Il a insisté sur la nécessité de consolider la diplomatie préventive, la médiation, les mécanismes de prévention des conflits et l’opérationnalisation de la Force en attente, estimant que la paix, la gouvernance démocratique et la coopération régionale demeurent essentielles à la réalisation de la Vision 2050 de l’organisation.
Le ministre sierra-léonais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Timothy Musa Kabba, qui préside le Conseil des ministres de la Cédéao, a, pour sa part, réaffirmé l’engagement de son pays en faveur de la paix, de la sécurité et de la gouvernance démocratique dans l’espace communautaire.
Parmi les interventions marquantes, le ministre d’État nigérian des Affaires étrangères, Sola Enikanolaiye, a plaidé pour une réponse régionale plus coordonnée face au terrorisme, à la piraterie, au banditisme et à la criminalité transnationale organisée.
Selon un communiqué du ministère nigérian des Affaires étrangères, il a également appelé les États membres à s’acquitter régulièrement du prélèvement communautaire afin de garantir le fonctionnement de la Cédéao, tout en mettant en avant les résultats enregistrés par le Nigeria dans la lutte contre l’insécurité et la sécurisation du golfe de Guinée.
Le responsable nigérian a, en outre, invité la Cédéao à poursuivre le dialogue avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger, membres de la Confédération des États du Sahel (AES), afin de préserver les perspectives de coopération régionale dans un contexte de profondes recompositions géopolitiques.
Les ministres ont également tenu une session conjointe consacrée au « Pacte pour l’avenir de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest », une initiative visant à renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions communautaires et à adapter le processus d’intégration aux nouveaux défis politiques, sécuritaires et économiques.
Cette réunion ministérielle constitue l’une des dernières étapes préparatoires du 69e sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao, prévu le 19 juillet à Lungi, en Sierra Léone, où les dirigeants ouest-africains devraient notamment se pencher sur les questions de sécurité régionale, les réformes institutionnelles et les relations entre l’organisation et les pays de l’AES.
AC/Sf/APA







