L’ancien président sénégalais Macky Sall effectuera une brève visite à Dakar le 17 juillet pour s’entretenir avec le président Bassirou Diomaye Faye. Cette étape s’inscrit dans la campagne diplomatique qu’il mène auprès de plusieurs capitales et membres influents du Conseil de sécurité en vue de l’élection du prochain secrétaire général des Nations unies.
L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé, mardi, qu’il effectuera une visite au Sénégal le vendredi 17 juillet pour s’entretenir avec le président Bassirou Diomaye Faye, une étape qui s’inscrit dans l’intensification de sa campagne diplomatique en vue de l’élection du prochain secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU).
« Dans le cadre des consultations et visites que j’ai entreprises en rapport avec ma candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, je me rendrai au Sénégal le vendredi 17 juillet 2026 », a déclaré l’ancien chef de l’État du Sénégal sur ses réseaux sociaux consultés par APA.
Macky Sall a remercié le président Bassirou Diomaye Faye « pour l’entretien » qu’ils auront à cette occasion, ainsi que les autorités religieuses et coutumières « pour leurs prières et marques de sympathie ». Il a également exprimé sa « profonde gratitude » aux Sénégalaises et aux Sénégalais pour leur soutien depuis l’annonce de sa candidature.
L’ancien président a précisé que cette visite sera brève en raison d’un « agenda international particulièrement chargé ». Il quittera Dakar immédiatement après son entretien avec le chef de l’État, indiquant qu’il reviendra ultérieurement afin de rencontrer les militants et sympathisants pour leur renouveler sa reconnaissance.
Cette étape sénégalaise intervient après plusieurs semaines d’intenses consultations diplomatiques. Le 2 juillet, Macky Sall a été reçu à Athènes par le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et le ministre des Affaires étrangères Giórgos Gerapetrítis pour des échanges consacrés notamment au multilatéralisme et à l’avenir des Nations Unies.
Le 6 juillet, il a multiplié les rencontres à New York avec plusieurs représentants permanents auprès de l’ONU, dont l’ambassadeur de Chine Fu Cong, l’ambassadeur américain Michael Waltz et l’ambassadeur français Jérôme Bonnafont. Ces entretiens ont porté sur sa candidature, la réforme des Nations Unies et les défis auxquels est confronté le système multilatéral. Quelques jours auparavant, le 29 juin, il avait également effectué une visite à Pékin où il avait été reçu par le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi.
Le processus de désignation du successeur d’António Guterres, dont le second mandat s’achève le 31 décembre 2026, est entré dans sa phase décisive. Après les auditions publiques des candidats, le Conseil de sécurité doit désormais mener des consultations informelles avant de recommander un seul nom à l’Assemblée générale. En pratique, le futur secrétaire général devra obtenir l’accord des quinze membres du Conseil de sécurité, sans veto d’un des cinq membres permanents – Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie.
Six candidatures sont officiellement enregistrées : celles de Macky Sall, de l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique Rafael Grossi, de la secrétaire générale de la CNUCED Rebeca Grynspan, de l’ancienne présidente de l’Assemblée générale María Fernanda Espinosa et de l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana Carolyn Rodrigues-Birkett.
AC/Sf/APA







