Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, s’est rendu lundi 13 juillet 2026 au siège de la Mission de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel à Bamako. Reçu par le Haut Représentant de l’organisation, Mamadou Tangara, il a réaffirmé le soutien de la Commission à cette structure chargée de promouvoir la paix, la stabilité, le dialogue et le développement durable au Mali et dans la région sahélienne.
Devant le personnel de la Mission de l’UA pour le Mali et le Sahel (MISAHEL), à Bamako, le président de la Commission de l’Union africaine a salué le travail accompli dans la mise en œuvre du mandat continental. Mahmoud Ali Youssouf a présenté sa visite comme une manifestation de la solidarité de l’organisation avec le gouvernement et la population du Mali, ainsi que de l’appui accordé aux activités de la MISAHEL.
Mamadou Tangara a déclaré, au nom du personnel, que le déplacement du président de la Commission confirmait l’engagement de l’institution en faveur de la Mission. La communication publiée après la rencontre porte sur la continuité du mandat de la MISAHEL et sur l’appui politique de la Commission à son personnel. Les questions de programmation, de financement et d’adaptation du mandat seront traitées dans les cadres décisionnels de l’Union africaine.
Créée en août 2013, la MISAHEL a son siège à Bamako. Sa mise en place avait suivi le transfert, le 1er juillet de la même année, de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali.
L’Union africaine avait alors choisi de maintenir une présence politique et technique dans le pays après la transformation de l’opération africaine en mission des Nations unies.
La MISAHEL a reçu pour fonction de coordonner l’application de la stratégie de l’Union africaine pour le Sahel. Ce document repose sur trois domaines, la gouvernance, la sécurité et le développement et prévoit une coopération avec les institutions africaines, les organisations régionales, les États concernés et les partenaires internationaux.
À la différence d’une mission militaire, sa fonction actuelle relève principalement de la représentation politique, du dialogue, du suivi des crises, de la coordination institutionnelle et de l’appui aux initiatives de paix et de développement. Son implantation à Bamako permet à la Commission et au Conseil de paix et de sécurité de disposer d’un relais permanent auprès des autorités maliennes et des acteurs de la région.
La direction de la Mission avait connu une période de vacance relevée en mai 2024 par le Conseil de paix et de sécurité. Celui-ci avait demandé la nomination d’un Haut Représentant, présenté comme une interface nécessaire entre la Commission, le Conseil et les États placés sous régime de transition.
La nomination de Mamadou Tangara a ensuite été accueillie favorablement par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine en février 2026. Ancien ministre gambien des Affaires étrangères, il exerce les fonctions de Représentant spécial du président de la Commission pour le Sahel et de chef de la MISAHEL. Les dirigeants africains lui ont demandé d’intensifier les contacts avec les parties prenantes de la région et de conduire le soutien diplomatique et stratégique de l’organisation.
La Conférence de l’Union a également demandé un renforcement de la coordination entre l’Union africaine, les pays du Sahel, la Cédéao, les Nations Unies et les autres partenaires. Les domaines mentionnés comprennent les systèmes d’alerte précoce, la lutte contre le terrorisme, la médiation régionale, la gestion des frontières et la mobilisation des ressources.
Mamadou Tangara avait présenté en avril 2026 un rapport sur le Mali devant le Conseil de paix et de sécurité. Celui-ci avait demandé à la Commission d’intensifier ses contacts de haut niveau avec les autorités maliennes et d’accroître son appui technique au secteur de la sécurité, notamment en matière de formation, d’alerte précoce et de conseil stratégique.
Le Conseil avait également recommandé une coopération accrue entre le Mali et ses voisins dans le partage du renseignement, la gestion conjointe des frontières et les actions contre les groupes armés. La protection des populations civiles, l’accès humanitaire et l’assistance aux personnes déplacées figuraient aussi parmi les domaines confiés au suivi de la Commission et de sa représentation à Bamako.
La présence de Mahmoud Ali Youssouf dans les bureaux de la MISAHEL intervient alors que la Commission cherche à renforcer ses canaux de travail avec les pays sahéliens. La Conférence de l’Union a confié à Mamadou Tangara et à l’envoyé spécial pour le Sahel, le président burundais Évariste Ndayishimiye, la mission de développer les contacts continentaux et d’organiser le soutien politique de l’UA dans la région.
La communication publiée à l’issue de la visite met l’accent sur le soutien de la Commission de l’Union africaine à la MISAHEL et sur la poursuite de son mandat au Mali et dans le Sahel. La définition de ses prochaines activités relèvera des concertations avec les autorités maliennes, des orientations du Conseil de paix et de sécurité et des ressources mobilisées pour leur mise en œuvre.
MD/ac/Sf/APA







