Des hauts responsables de l’est et de l’ouest de la Libye se sont retrouvés à Malte sous l’égide américaine pour tenter de rapprocher les deux camps et soutenir la réunification des institutions d’un pays toujours profondément divisé.
Le conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, a déclaré mercredi que les pourparlers organisés le 6 juillet à Malte entre de hauts responsables libyens avaient pour objectif de soutenir les efforts visant à unifier les institutions étatiques du pays.
« J’ai eu le plaisir de réunir à nouveau de hauts responsables de l’ouest et de l’est de la Libye le 6 juillet, cette fois à Malte », a écrit Massad Boulos sur le réseau social X. « Notre objectif était de soutenir les efforts libyens pour unifier les institutions de l’État du pays », a-t-il ajouté.
Le responsable américain a salué des discussions « constructives », estimant qu’une Libye unifiée serait plus stable et prospère et constituerait un partenaire économique et sécuritaire plus solide pour la communauté internationale, notamment pour les États-Unis.
Les rencontres de La Valette se sont déroulées en deux séries de pourparlers. La première a réuni Saddam Haftar, fils du maréchal Khalifa Haftar et haut responsable militaire de l’est libyen, le vice-ministre de la Défense du Gouvernement d’unité nationale (GUN), Abdulsalam Al-Zoubi, ainsi que des membres de la Commission militaire conjointe.
Une seconde réunion a rassemblé Saddam Haftar, le conseiller à la sécurité nationale du GUN, Ibrahim Dbeibah, et le ministre d’État à la Communication et aux Affaires politiques, Walid Al-Lafi.
Selon le Times of Malta, ces rencontres constituent une tentative significative d’apaiser les tensions entre les centres de pouvoir rivaux de Libye. Elles s’inscrivent dans les efforts conduits par Washington pour favoriser la réconciliation politique et réunifier les institutions divisées du pays.
Des sources citées par le journal ont qualifié les discussions d’« encourageantes », estimant que les deux camps semblaient se rapprocher d’un accord. Elles ont toutefois souligné le caractère délicat du processus, rappelant que plusieurs initiatives similaires avaient échoué dans leur phase finale.
L’ordre du jour détaillé des discussions n’a pas été rendu public. Les échanges auraient néanmoins porté sur la coopération sécuritaire, l’unification des structures militaires et la poursuite du processus politique. Cette initiative américaine intervient alors que la Libye reste confrontée à une impasse politique prolongée et à la coexistence de centres de pouvoir rivaux dans l’est et l’ouest du pays.
MK/AK/Sf/APA







