La cinquième édition du Sommet africain sur les ressources naturelles et l’énergie (AFNIS), prévue du 23 au 25 juin à Abuja, entend favoriser de nouveaux partenariats, attirer des investissements et accélérer la mise en œuvre de projets stratégiques pour le développement durable du continent, a déclaré le ministre nigérian du Développement des minéraux solides, Dele Alake.
S’exprimant lors d’une conférence de presse préparatoire de l’AFNIS, le ministre nigérian Dele Alake a indiqué que l’édition 2026 mettrait l’accent sur l’exécution concrète des recommandations formulées lors des précédents sommets.
Représenté par Martins Imonitie, directeur général de la Société nigériane de développement des minéraux solides, M. Alake a expliqué que le programme avait été conçu pour favoriser les échanges directs entre gouvernements, investisseurs, institutions financières, promoteurs de projets et experts techniques.
Le sommet comprendra notamment des dialogues ministériels, des tables rondes de dirigeants d’entreprises, des rencontres entre investisseurs et porteurs de projets, ainsi que des ateliers consacrés au financement des infrastructures, à l’approvisionnement responsable et à la gestion des risques liés aux investissements.
« L’objectif est que les participants repartent avec de nouveaux partenariats, des opportunités d’investissement concrètes et des feuilles de route opérationnelles », a souligné le ministre.
Les débats porteront sur plusieurs enjeux stratégiques, notamment la valorisation des minéraux critiques, le financement des infrastructures, le développement de corridors industriels régionaux, l’intégration énergétique et les mécanismes innovants de financement destinés à soutenir les projets de transformation économique du continent.
Selon M. Alake, l’AFNIS 2026 se tient à un moment décisif pour l’Afrique, alors que la demande mondiale en minéraux critiques s’accélère sous l’effet de la transition énergétique et de la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement internationales.
Le ministre a estimé que le continent devait dépasser son rôle traditionnel de fournisseur de matières premières pour devenir un pôle de création de valeur, d’industrialisation et d’innovation.
Placée sous le thème « Une Afrique, une vision des ressources », la rencontre plaide pour une approche continentale fondée sur la coopération, la coordination et l’intégration des chaînes de valeur africaines dans les secteurs minier et énergétique.
Des ministres et représentants gouvernementaux de plusieurs pays africains, dont la République démocratique du Congo, le Kenya, l’Ouganda et la Mauritanie, sont attendus à Abuja, aux côtés d’institutions financières, d’investisseurs, de compagnies minières et énergétiques, de fournisseurs de technologies et de décideurs publics.
Pour les organisateurs, cette forte mobilisation témoigne d’une volonté croissante de bâtir une stratégie commune afin de faire des ressources naturelles un moteur de transformation économique durable pour l’Afrique.
GIK/lb/te/Sf/APA







