Le ministre nigérian du Développement des ressources minérales solides, le Dr Dele Alake, a déclaré que les subventions destinées au développement minier seraient attribuées exclusivement sur la base du mérite et non en fonction de relations personnelles.
Lors du lancement officiel du programme EMERGE (Early-Stage Mineral Exploration and Research Grant Endowment), destiné à dynamiser l’exploration, la recherche et le développement miniers au Nigéria, le ministre nigérian du Développement minier, Dr Dele Alake a précisé que les bénéficiaires des permis miniers seraient sélectionnés uniquement sur la base de la qualité de leurs propositions. Il a insisté sur le fait qu’aucun passe-droit ne serait accordé, la valeur des dossiers constituant le seul critère d’attribution.
« EMERGE sera transparent et compétitif de bout en bout. Les candidatures seront évaluées rigoureusement au mérite et le processus est géré de manière indépendante par PwC, notre partenaire chargé de l’administration du programme, afin de garantir la transparence, la responsabilité et l’égalité des chances pour tous les candidats », a-t-il affirmé.
Il a ajouté que, pour la première fois dans l’histoire du Nigéria, le gouvernement mettait en place des subventions ciblées consacrées à la recherche en géosciences, au traitement des minéraux et aux activités des exploitants miniers, dans le cadre de son engagement à redynamiser le secteur.
« La prochaine avancée majeure dans le traitement du lithium, de l’or ou des terres rares pourrait bien naître dans un laboratoire universitaire, et EMERGE a pour mission de la découvrir et de la financer.
Grâce à des subventions de démarrage, à des mécanismes de réduction des risques et de cofinancement, ainsi qu’à un accélérateur destiné à accompagner les porteurs de projets vers l’investissement privé dans l’exploitation minière, les entrepreneurs de ce pays n’ont jamais bénéficié d’un tel soutien.
Le soutien est là ; il ne vous reste plus qu’à candidater », a-t-il déclaré.
Selon M. Alake, cette initiative constitue une étape importante qui s’inscrit dans la continuité des réformes sectorielles engagées par le gouvernement pour diversifier l’économie et accroître la contribution du secteur minier au PIB.
« En quelques années seulement, le Fonds de développement des minéraux solides (SMDF) a mis en place, avec l’Africa Finance Corporation (AFC), un mécanisme de développement de projets visant à cofinancer et à sécuriser les projets commerciaux.
Ce mécanisme a permis la construction d’une raffinerie d’alumine d’une capacité de 1,5 million de tonnes par an, représentant le plus important investissement jamais réalisé dans l’histoire minière du pays.
Il a également fourni à la Banque centrale du Nigéria de l’or certifié selon les normes internationales et issu de sources responsables, contribuant ainsi à l’augmentation des réserves de change », a-t-il indiqué.
Plus tôt, la secrétaire exécutive du SMDF, Fatima Shinkafi, avait présenté EMERGE comme un programme de subventions attribuées sur concours, conçu pour combler l’une des lacunes les plus persistantes du secteur minier.
Mme Shinkafi a expliqué qu’EMERGE mettait à disposition des entreprises d’exploration, des universités et des instituts de recherche un financement catalyseur destiné à permettre aux projets les plus prometteurs de passer du stade du potentiel à celui de projet concret.
« Pendant trop longtemps, les richesses minières du Nigéria sont restées inexploitées, tandis que les projets les plus prometteurs peinaient à obtenir des financements initiaux.
EMERGE change la donne en finançant l’exploration en phase préliminaire, les technologies de traitement créatrices de valeur ajoutée locale ainsi que la recherche associée, tout en aidant les bénéficiaires à passer du financement public à l’investissement privé », a-t-elle déclaré.
Selon les médias locaux, EMERGE, qui comprend trois volets, est financé et mis en œuvre par le Fonds de développement des minéraux solides (SMDF), tandis que PwC assure la gestion du programme. Les demandes de subventions ont été ouvertes lors du lancement et seront examinées au fur et à mesure de leur réception, selon le principe du « premier arrivé, premier servi ».
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