Les projecteurs du monde de l’énergie sont braqués sur la capitale économique ivoirienne. La troisième édition de l’International Network on African Energy Transition (INAET 2026) a officiellement débuté ce jeudi 11 juin 2026, à Abidjan.
L’INAET 2026, 3e édition de ce rendez-vous de haut niveau, rassemble à Abidjan des décideurs publics, des institutions financières internationales, des industriels, des chercheurs ainsi que des experts sectoriels. Tous sont réunis pour formuler les réponses stratégiques aux défis énergétiques majeurs du continent africain.
Placée sous le parrainage de Mamadou Sangafowa-Coulibaly, ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, l’organisation de cette rencontre internationale est portée par le réseau des experts de l’Université LUISS de Rome.
L’événement bénéficie également de partenariats stratégiques clés avec la Banque mondiale et le groupe énergétique Eni. Avec l’INAET 2026, la Côte d’Ivoire se positionne comme le carrefour de la réflexion énergétique sur le continent.
Le directeur général des Hydrocarbures, Bienvenu Esse Kouamé, a représenté le ministre de tutelle lors de la cérémonie d’ouverture. Dans son allocution, il s’est réjoui du choix de la Côte d’Ivoire pour succéder aux éditions de Rome en 2023 et de Nairobi en 2025.
L’Afrique se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Bienvenu Esse a rappelé que si le continent regorge d’atouts indéniables, tels que des ressources naturelles massives, un potentiel solaire et hydroélectrique exceptionnel et une jeunesse dynamique, l’équation à résoudre reste complexe.
Les acteurs africains doivent concilier simultanément l’accès universel à l’électricité, l’industrialisation locale, la création d’emplois et la résilience face aux dérèglements climatiques. Face à ces impératifs, il a plaidé pour une approche réaliste et adaptée au contexte africain.
Cette vision défend une transition énergétique juste qui ne sacrifie pas le développement économique. Elle repose sur un double pilier : la valorisation des ressources fossiles transitoires comme le gaz naturel, et l’accélération massive des investissements dans les technologies propres et les compétences locales.
Cette stratégie s’inscrit directement dans la feuille de route du président de la République, Alassane Ouattara, a-t-il dit, ajoutant que le plan national vise à garantir la souveraineté énergétique du pays tout en engageant un virage durable.
À ce titre, les gisements d’envergure Baleine et Calao ont été cités comme des leviers économiques et industriels majeurs pour soutenir cette trajectoire. L’INAET 2026 s’affirme ainsi comme un espace de dialogue global entre gouvernements, investisseurs et société civile.
En déclarant les travaux ouverts, Esse Kouamé Bienvenu a insisté sur le fait que seule une coopération internationale renforcée permettra de transformer les discussions d’Abidjan en projets concrets et en partenariats durables pour l’avenir du continent.
AP/Sf/APA





