Le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty s’est entretenu par téléphone avec son homologue français, Jean-Noël Barrot, sur les développements régionaux et les moyens de réduire l’escalade dans la région.
L’appel du chef de la diplomatie égyptienne, Badr Abdelatty à son homologue français, Jean-Noêl Barrot, entre dans le cadre des consultations continues entre les deux pays, selon un communiqué publié sur la page officielle du ministère égyptien des Affaires étrangères, lundi 8 juin.
A cette occasion, Abdelatty a exposé les efforts intensifs déployés par l’Égypte pour contenir l’escalade dans la région.
« L’Egypte réaffirme son soutien au processus de négociation entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que son attachement à apaiser les tensions et à renforcer les chances de parvenir à des solutions diplomatiques à la crise »,affirme Badr Abdelatty.
L’appel a également donné lieu à un échange de vues et d’évaluations concernant la situation actuelle dans la bande de Gaza et au Liban, ajoute la même source, notant que les deux ministres ont convenu de poursuivre une coordination et des consultations étroites dans le cadre des relations stratégiques qui lient l’Egypte et la France.
Ils ont réitéré leur volonté de travailler conjointement pour favoriser la désescalade et soutenir la sécurité et la stabilité dans la région.
En mai 2026, la visite du président français Emmanuel Macron en Egypte a réaffirmé la volonté de Paris et du Caire de bâtir un partenariat durable et stratégique, visant à en faire un axe de stabilité et d’influence commune au Moyen-Orient et en Méditerranée.
Cet échange intervient alors que le président des Etats Unis Donald Trump a affirmé mardi que la diplomatie américaine menait les « derniers efforts » en vue de la conclusion d’un accord avec l’Iran, au lendemain de la cessation de frappes réciproques inédites depuis la trêve conclue il y a deux mois.
« Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord », a-t-il dit évoquant un délai de « deux à trois jours » pour que cet accord soit conclu.
Après 100 jours de guerre et l’entrée en vigueur le 8 avril d’un fragile cessez-le-feu, les explosions et alertes avaient de nouveau retenti à Téhéran ou Tel-Aviv dimanche et lundi. Les attaques ont fait 15 blessés en Iran, selon le chef de l’organisation nationale des urgences.
AK/Sf/APA





