Confrontée à une forte hausse des prix du soja sur son marché intérieur, l’Inde augmente ses importations en provenance du Nigéria et d’autres pays africains, ouvrant de nouvelles perspectives commerciales aux producteurs du continent.
Selon des informations relayées par les médias locaux, les négociants indiens ont annulé près de 25 000 tonnes de contrats d’exportation de tourteaux de soja et sécurisé l’achat d’environ 80 000 tonnes de graines de soja africaines afin de faire face à la flambée des prix domestiques.
Cette évolution pourrait profiter au Nigéria ainsi qu’à plusieurs autres producteurs africains de soja non génétiquement modifié (non-OGM), seule variété autorisée à l’importation par les autorités indiennes.
S’appuyant sur une analyse de Reuters, les médias locaux soulignent que la demande croissante de l’Inde permet actuellement aux exportateurs africains d’obtenir des prix supérieurs aux niveaux observés sur les marchés internationaux.
Le fondateur de la société exportatrice Suraj Impex, Vinod Jain, a expliqué que l’envolée des cours du soja avait pratiquement interrompu les nouvelles commandes indiennes de tourteaux de soja destinés à l’exportation, poussant les opérateurs à rechercher davantage de matières premières à l’étranger.
Selon lui, les importations indiennes de soja pourraient atteindre un niveau record de 800 000 tonnes d’ici septembre 2026, contre seulement environ 2 000 tonnes au cours de l’année précédente, d’après les données de l’Association indienne des transformateurs de soja.
La réglementation indienne limitant les importations au soja non-OGM réduit le nombre de fournisseurs potentiels. Parmi les principaux pays africains concernés figurent le Nigéria, le Bénin, le Niger et le Togo.
Pour ces producteurs, la hausse de la demande indienne représente une opportunité de renforcer leurs exportations et d’accroître leur présence sur l’un des plus importants marchés mondiaux de consommation de produits agricoles.
GIK/lb/te/Sf/APA





