Le Burkina Faso a lancé, le 1er juin 2026 à Bamako, des kits mobiles d’enrôlement destinés à faciliter la délivrance des documents d’identité et de voyage de l’AES à ses ressortissants vivant au Mali.
La mise en place de kits d’enrôlement mobiles pour les ressortissants burkinabés au Mali participe de la modernisation de ses services consulaires par Ouagadougou, et de la mise en œuvre progressive des documents communs de la Confédération des États du Sahel (AES).
La cérémonie s’est déroulée à l’ambassade du Burkina Faso au Mali, en présence du ministre burkinabè de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, et de son homologue malien, le général de division Daoud Aly Mohammedine, ministre de la Sécurité et de la Protection civile.
Les kits mobiles permettront l’enrôlement biométrique des ressortissants burkinabés pour l’obtention de la Carte d’identité biométrique AES et du Passeport AES. Les données recueillies seront transmises aux centres de production au Burkina Faso afin d’accélérer le traitement des demandes.
Bamako constitue la phase pilote du dispositif, qui doit ensuite être étendu à d’autres représentations diplomatiques et consulaires burkinabè. L’opération cible une importante communauté burkinabè installée au Mali.
Adoptée en Conseil des ministres le 6 novembre 2025, la Carte d’identité biométrique AES est accessible dès l’âge de cinq ans et obligatoire à partir de treize ans. Valable dix ans, elle est proposée au tarif de 3 500 FCFA. Sa production à grande échelle a débuté en janvier 2026.
Le Passeport AES s’inscrit dans la dynamique d’intégration engagée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger au sein de la Confédération des États du Sahel. Ce document commun est appelé à remplacer progressivement les anciens passeports nationaux dans les trois pays.
Le lancement de ces kits intervient dans un contexte de renforcement de la coopération sécuritaire et administrative entre Bamako et Ouagadougou. En visite de travail au Mali, Mahamadou Sana a échangé avec les autorités maliennes sur plusieurs dossiers liés à la circulation des personnes, à l’identification et à la coopération au sein de l’espace AES.
Cette initiative rapproche les services consulaires burkinabè de leurs ressortissants à l’étranger et marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre des documents d’identification communs de l’AES.
MD/te/Sf/APA







