Des consultations, organisées au siège de la mission onusienne dans la capitale tunisienne, rassemblent des représentants du Gouvernement d’unité nationale basé à Tripoli ainsi qu’une délégation proche du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est libyen. Cette nouvelle série de discussions intervient alors que le processus politique reste paralysé depuis le report des élections prévues en décembre 2021.
La délégation représentant le Gouvernement d’unité nationale comprend notamment Walid Al-Lafi, Mustafa Al-Mana, Abduljalil Al-Shaoush et Ali Abdulaziz. Le camp de l’est libyen est représenté par Abdulrahman Al-Abbar, Zayed Hadiya, Al-Shaibani Bouhmoud et Adam Bouskhar. Les échanges portent principalement sur les mécanismes institutionnels et juridiques nécessaires à l’organisation d’élections générales dans le pays.
Selon les informations communiquées par la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), les discussions se concentrent sur l’achèvement des deux premières étapes de la feuille de route soutenue par l’ONU, avec un accent particulier sur les cadres constitutionnels et électoraux. Les participants ont également abordé les obstacles techniques et juridiques qui continuent de bloquer le processus électoral.
La mission onusienne a décrit les réunions comme «productives», indiquant que les deux délégations ont convenu de maintenir la dynamique engagée durant ce nouveau cycle de consultations. Les discussions se sont achevées par un accord de principe prévoyant la reprise des négociations au début du mois de juin afin de poursuivre l’examen des dossiers restés en suspens.
Ces consultations interviennent dans un contexte de fortes pressions internationales pour relancer le processus de stabilisation en Libye. Les Nations Unies cherchent notamment à rapprocher les positions des principaux centres de pouvoir rivaux afin d’aboutir à un consensus sur les règles encadrant un futur scrutin national.
Depuis l’échec des élections prévues fin 2021, les désaccords autour des bases constitutionnelles, des conditions de candidature et du partage du pouvoir ont alimenté la fragmentation institutionnelle du pays.
La communauté internationale considère désormais l’adoption de règles électorales consensuelles comme une condition essentielle pour garantir l’acceptation des résultats d’un futur vote et limiter les risques d’un nouvel épisode de confrontation politique ou sécuritaire.
MK/ak/Sf/APA





