Le Bureau de la sécurité nationale et le Programme des Nations Unies pour le développement ont organisé mercredi à Kololi un atelier de validation d’une étude nationale sur les perceptions publiques de la réforme du secteur sécuritaire en Gambie, révélant que près de 40 % des Gambiens se sentent en insécurité la nuit.
L’Office of National Security (ONS) de Gambie, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a organisé mercredi 25 mars 2026 un atelier de validation de l’étude nationale sur les perceptions publiques de la réforme du secteur sécuritaire, les défis sécuritaires, la prestation de services et les attitudes des jeunes envers les institutions sécuritaires en Gambie, a appris APA.
L’atelier a réuni des représentants du gouvernement, des institutions sécuritaires, de la société civile, des partenaires au développement et des médias, autour des résultats d’une enquête nationale menée par le Centre de recherche et de développement des politiques (CRPD) dans les sept régions administratives du pays.
Dans son allocution d’ouverture, le Conseiller national à la sécurité, Abubakarr Suleiman Jeng, a qualifié l’exercice d’« étape décisive » dans la promotion de réformes sécuritaires fondées sur des données probantes. Il a relevé que depuis la transition démocratique de 2016, la Gambie a accompli des progrès constants dans le renforcement de la surveillance démocratique, de la responsabilité institutionnelle et des cadres juridiques au sein du secteur sécuritaire.
Les résultats de l’étude dressent un tableau contrasté. Au niveau communautaire, 44 % des Gambiens identifient le vol et le cambriolage comme leur préoccupation sécuritaire la plus pressante, tandis que seulement 16 % des ménages les plus pauvres déclarent se sentir très en sécurité dans la journée et près de 40 % se disent en insécurité la nuit. Face à ces chiffres, le Conseiller Jeng a souligné que ces résultats « ne doivent pas nous décourager, mais aiguiser notre attention et renforcer notre détermination » à conduire les réformes nécessaires.
L’étude met également en évidence des disparités dans les perceptions de sécurité, en particulier chez les femmes et les groupes à faibles revenus. Si l’opinion publique reste partagée sur la question de savoir si la sécurité s’est améliorée depuis 2017, une majorité de répondants se dit optimiste quant à l’amélioration future de la prestation de services sécuritaires.
Au nom du Représentant résident du PNUD, le Responsable de la gouvernance Sainey Ceesay a salué l’engagement collectif de l’ONS, du CRPD et de l’équipe du projet de réforme du secteur sécuritaire du PNUD, ainsi que le soutien financier du Fonds pour la consolidation de la paix et la collaboration de l’ONUDC et du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Il a réaffirmé l’engagement du PNUD à soutenir le programme de réforme sécuritaire gambien, citant notamment l’adoption récente de la loi sur le Conseil national de sécurité de 2025 et l’élaboration de politiques tenant compte du genre au sein des institutions sécuritaires.
AC/APA







