Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a eu dimanche 15 mars des entretiens téléphoniques successivement avec l’émir du Qatar Tamim ben Hamad Al-Thani, le roi de Jordanie Abdallah II et le président des Emirats arabes unis Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, pour échanger notamment sur l’intense escalade militaire au Moyen-Orient, selon un communiqué de la présidence égyptienne.
Le président Abdel Fatah Al-Sissi a affirmé à l’émir du Qatar que l’Egypte « rejetait » et « condamnait » catégoriquement les attaques iraniennes contre son pays. Le dirigeant égyptien a assuré l’émir du Qatar du soutien entier de l’Égypte, tant au niveau du gouvernement que du peuple, soulignant « la solidarité totale du Caire avec les pays du Golfe » dans le contexte actuel, ajoute la même source .
Al-Sissi s’est dit prêt, au cours de cet entretien, à ce que l’Égypte fournisse toutes les formes de soutien nécessaires afin de préserver la sécurité et la stabilité des États frères du Golfe. Il a ajouté que l’Égypte menait actuellement d’intenses contacts et démarches aux niveaux régional et international pour parvenir à un arrêt de la guerre dans les plus brefs délais, saluant dans le même temps le rôle du Qatar dans les efforts visant à réduire les tensions et à préserver la stabilité régionale, poursuit le communiqué.
De son côté, l’émir Al-Thani a exprimé sa profonde gratitude au président Al-Sissi pour son souci constant de solidarité avec le Qatar et l’ensemble des pays du Golfe, en particulier dans les circonstances actuelles
Le chef d’Etat égyptien a également souligné la nécessité de renforcer l’action commune afin de faire face aux défis actuels et de les surmonter, ainsi que d’activer le concept de sécurité nationale arabe collective, afin de contrer toute agression visant les États arabes.
Lors de son entretien avec le souverain hachémite, Al-Sissi a assuré que l’Egypte condamnait sans équivoque les attaques iraniennes contre la Jordanie et a assuré Amman de la solidarité totale du Caire. Al-Sissi a réaffirmé que l’Egypte « refusait toute atteinte à la sécurité et à la stabilité de la Jordanie » et se tenait à ses côtés pour tout ce qui renforce sa sécurité nationale et préserve les intérêts de son peuple.
De son côté, le roi Abdallah II a exprimé sa profonde reconnaissance pour les positions « constantes et solidaires » de l’Egypte, réaffirmant la volonté du Royaume de poursuivre une coordination étroite avec Le Caire et les pays arabes frères, afin d’épargner à la région de nouvelles tensions et de mettre fin aux crises dans les meilleurs délais. Il a salué les liens fraternels solides qui unissent les deux peuples.
Al-Sissi a également réaffirmé le soutien et la solidarité absolus de l’Egypte envers les Emirats arabes unis, condamnant « de manière catégorique » les agressions iraniennes qui ciblent le pays et menacent la sécurité des États du Golfe. Il s’est dit prêt à apporter « toutes les formes de soutien possibles » pour préserver la stabilité régionale, saluant le rôle « responsable » joué par Abou Dhabi dans les efforts de désescalade.
Lors de ces entretiens, le président égyptien a réaffirmé qu’un destin commun imposait un renforcement de la coopération entre les nations arabes, notamment autour d’un concept de sécurité nationale collective, et que « l’unité du rang arabe était la voie la plus sûre pour faire face aux défis actuels et préserver la stabilité de la région ».
AK/te/Sf/APA







