L’opposant ougandais Bobi Wine affirme que neuf policiers chargés de sa protection ont été renvoyés de la police pour « négligence », les autorités les accusant d’avoir facilité sa fuite lors d’un raid des forces de sécurité après l’élection présidentielle. Une version des faits que le leader de l’opposition conteste.
Neuf policiers ougandais affectés à la protection de l’opposant Robert Kyagulanyi, connu sous le nom de Bobi Wine, ont été révoqués de l’Uganda Police Force pour « négligence dans l’exercice de leurs fonctions », selon une déclaration publiée jeudi par l’ancien candidat à la présidentielle sur son compte X.
D’après Bobi Wine, ces agents ont comparu devant un tribunal de police avant d’être renvoyés avec déshonneur. Les autorités leur reprocheraient d’avoir facilité sa fuite lors d’un raid des forces de sécurité à son domicile, intervenu le 16 janvier, au lendemain de l’élection présidentielle.
L’opposant conteste fermement cette accusation. Selon lui, ces policiers avaient été retirés de leur mission de protection dès le 15 janvier, jour du scrutin, et ne pouvaient donc être tenus responsables de son départ le lendemain.
Dans sa publication, Bobi Wine estime que ces révocations visent à désigner des boucs émissaires après que les forces de sécurité n’ont pas réussi à le localiser pendant plusieurs semaines.
Il affirme également que deux des policiers concernés, dont un officier nommé Kigenyi, seraient toujours détenus dans un commissariat de Kampala et soumis à interrogatoire.
Ces accusations n’ont pas été confirmées dans l’immédiat par les autorités ougandaises. Elles interviennent dans un climat politique tendu en Ouganda, où l’opposition conteste les résultats de la récente élection présidentielle remportée par le président Yoweri Museveni.
AC/Sf/APA





