Le Conseil national de la transition (CNT) a adopté jeudi, à la majorité, la Loi Plan 2026-2040 ainsi que la Loi-programme 2026-2030, deux textes clés encadrant la mise en œuvre du programme de développement socio-économique durable et responsable Simandou 2040.
Les deux projets de loi encadrant le programme guinéen Simandou 2040 ont été examinés lors d’une séance plénière présidée par le président du CNT, Dansa Kourouma, en présence du Premier ministre Amadou Oury Bah et de plusieurs membres du gouvernement.
Avant leur adoption, ces textes ont fait l’objet d’analyses approfondies au sein des différentes commissions parlementaires. Celles-ci ont formulé plusieurs observations et recommandations destinées à renforcer le cadre stratégique du futur plan national de développement.
Avec l’adoption de ces lois, l’État guinéen se dote désormais d’un cadre de référence pour orienter sa politique de développement sur la période 2026-2040. L’objectif affiché est de transformer structurellement l’économie nationale tout en valorisant durablement les ressources naturelles du pays.
Ces nouveaux textes remplacent le Programme de référence intérimaire 2022-2025 et introduisent une stratégie d’investissement structurée en trois phases. La première, prévue entre 2025 et 2030, sera consacrée à une phase d’accélération marquée par plus de 65 milliards de dollars d’investissements prioritaires dans des secteurs clés tels que les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’éducation et le tourisme.
La deuxième phase, prévue de 2030 à 2035, visera la diversification de l’économie et le développement d’industries de transformation locale afin d’accroître la valeur ajoutée de la production nationale.
Enfin, la troisième phase, à l’horizon 2040, aura pour objectif de consolider les acquis et de renforcer le rayonnement international de l’économie guinéenne dans le cadre du programme Simandou 2040.
Ce programme repose sur cinq piliers majeurs : l’agriculture et l’industrie alimentaire, l’éducation et la culture, les infrastructures et les technologies, l’économie et la finance, ainsi que la santé et le bien-être.
Au total, 122 mégaprojets et 36 réformes structurantes sont prévus, pour un volume global d’investissements estimé à plus de 200 milliards de dollars, avec une ambition de croissance économique annuelle supérieure à 10 % sur la période.
Les autorités guinéennes soulignent également que ce programme s’inscrit dans les engagements internationaux du pays, notamment les Objectifs de développement durable des Nations Unies et l’Agenda 2063 de l’Union africaine, tout en visant à renforcer l’attractivité économique et l’intégration régionale de la Guinée.
RNK/te/Sf/APA







