L’ambassade des Etats-Unis en Somalie a appelé à un processus politique unifié, alors que le différend persiste entre le gouvernement en place et les dirigeants de l’opposition concernant le modèle électoral.
La diplomatie américaine a encore appelé au consensus, suite à l’échec du deuxième cycle de négociations entre le président somalien Hassan Sheikh Mohamud et les dirigeants de l’opposition, réunis au sein du Conseil de l’avenir somalien, qui a révélé de profondes divisions sur le cadre électoral du pays.
La réunion, qui s’est tenue à la Villa Somalia le week-end dernier, s’est soldée par une impasse, les deux parties n’ayant pas réussi à concilier leurs divergences sur les questions politiques clés liées aux prochaines élections somaliennes, selon des sources locales.
Lundi, l’ambassade américaine a publié une déclaration appelant à l’unité politique en Somalie, soulignant que « dialogue et compromis » sont essentiels pour prévenir une crise nationale, alors que le pays s’enfonce dans une impasse électorale de plus en plus profonde.
Dans une déclaration diffusée sur X, l’ambassade a insisté sur le fait qu’un processus politique unifié est la seule voie possible pour préserver les récents progrès de la Somalie. Cet appel intervient à un moment critique : le mandat du gouvernement fédéral expire en mai 2026, or les dirigeants restent dans l’impasse concernant le modèle électoral et les amendements constitutionnels controversés.
« Le dialogue et le compromis sont difficiles mais essentiels, et nous encourageons les dirigeants somaliens à les poursuivre », a déclaré l’ambassade. Ajoutant : « Un processus politique somalien unifié permet de lutter contre le terrorisme, de renforcer la gouvernance et de faire progresser les priorités de la Somalie et de la communauté internationale ».
Cette intervention diplomatique fait suite à une série de revers à Mogadiscio, où un dialogue national très attendu a récemment été bloqué par des différends sécuritaires impliquant des dirigeants régionaux du Puntland et du Jubaland.
Les opposants au président Hassan Sheikh Mohamud accusent son gouvernement de tenter de concentrer le pouvoir au centre et d’imposer unilatéralement un système « une personne, une voix », que ses détracteurs jugent logistiquement impossible à mettre en œuvre avant l’échéance de mai.
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