Le Maroc a achevé l’ensemble de ses achats de blé américain pour la saison 2025, avec un volume total de 61 700 tonnes livrées entre début juin et mi-décembre, d’après les chiffres publiés par le United States Department of Agriculture (USDA). Toutes les cargaisons prévues dans le cadre des contrats conclus ont été réceptionnées dans les délais impartis, sans report ni annulation, selon la même source.
Ce niveau d’exécution place le Maroc parmi les rares pays africains ayant assuré la livraison complète de leurs achats de blé américain au cours d’une même campagne. Des analystes de marché, cités par un cabinet de conseil agricole, classent le Royaume au troisième rang continental des importateurs ayant non seulement contractualisé des volumes auprès des États-Unis, mais également finalisé les livraisons sans incident logistique majeur.
Dans un contexte africain marqué par des perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement, ce résultat reflète une gestion jugée rigoureuse des flux logistiques et du suivi contractuel. Plusieurs marchés du continent continuent en effet de faire face à des retards portuaires, à des contraintes de fret maritime et à des difficultés de financement, autant de facteurs qui ont affecté la régularité des livraisons de céréales en 2025.
Les données de l’USDA montrent par ailleurs une forte progression des exportations de blé américain vers l’Afrique sur la campagne 2025/26, avec un volume cumulé de 1,71 million de tonnes à ce stade, contre environ 450 000 tonnes lors de la campagne précédente.
Cette hausse traduit un regain de la demande africaine pour le blé américain, dans un environnement international caractérisé par la volatilité des prix et l’incertitude sur les origines d’approvisionnement.
Sur le plan continental, le Nigéria demeure le premier importateur africain de blé américain, avec près de 1,19 million de tonnes, devant l’Afrique du Sud. La demande progresse également dans d’autres pays, notamment en Égypte, en Algérie et en Côte d’Ivoire.
En parallèle de ses achats aux États-Unis, le Maroc prévoit de s’approvisionner à hauteur d’environ 3,5 millions de tonnes de blé tendre français au cours de la campagne 2025/26. Les autorités présentent cette diversification des origines comme un instrument de gestion du risque, visant à sécuriser l’approvisionnement national dans un marché mondial des céréales soumis à de fortes tensions logistiques et à des fluctuations de prix persistantes.
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