Malgré une forte reprise de l’activité économique grâce au dynamisme du secteur pétrolier, la Libye est exhorté à l’adoption d’une série de réformes et à la transparence.
La Banque mondiale a appelé la Libye à créer un ensemble de réformes, notamment la création d’un compte du Trésor unifié, le renforcement de la gestion de la trésorerie et la révision de la classification budgétaire.
La Banque mondiale a indiqué que l’économie libyenne avait enregistré une forte reprise au cours des neuf premiers mois de 2025, portée par le rebond et l’expansion du secteur pétrolier. Elle a toutefois souligné que la pérennité de ces performances dépendait de la poursuite des réformes visant à renforcer la transparence et la responsabilité, ainsi qu’à améliorer la qualité des services publics.
Selon la dernière édition du Libya Economic Monitor, la Banque mondiale prévoit une croissance du PIB réel de 13,3 % en 2025, soutenue par une augmentation de 17,4 % dans le secteur pétrolier, ainsi que par une croissance du PIB hors pétrole de 6,8 %, grâce à la résilience de la consommation privée et publique.
Le rapport note que la production pétrolière moyenne a atteint 1,3 million de barils par jour, contre 1,1 million de barils par jour en 2024, grâce à l’amélioration des conditions de sécurité, aux travaux d’entretien en cours et à l’augmentation des investissements, malgré les perturbations antérieures liées aux différends concernant la direction de la Banque centrale de Libye.
Le rapport souligne également une nette amélioration des finances publiques, le gouvernement d’union nationale affichant un excédent équivalent à 3,6 % du PIB au cours des neuf premiers mois de 2025, contre 0,7 % sur la même période l’année précédente.
Cela s’est produit malgré une baisse des prix mondiaux du pétrole, car les recettes issues des hydrocarbures ont augmenté de 33 % grâce à une production accrue et à la dévaluation du dinar en avril 2024, ce qui a compensé la baisse des recettes fiscales.
Le directeur régional de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, Ahmadou Moustapha Ndiaye, a déclaré que la reprise de la production pétrolière avait contribué à stimuler les taux de croissance et à améliorer la situation des finances publiques, soulignant que le maintien de cette dynamique nécessitait de s’attaquer aux contraintes structurelles et de faire progresser les réformes visant à renforcer la transparence, la responsabilité et l’efficacité de la prestation de services.
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